Propriétés de la Noblesse

Les Fiefs

 

Fief de Haute-Ville

 

Fief des Boisleaux

 

Seigneurie (maison, seigneuriale, enclos, près, terres, bois censives, champart2) tenue de la baronnie de Picquigny3 (mouvance4 de 1572, de Belloy5 sur Somme, fief du champart de Belloy),
Un dénombrement du 18 juin 1584 signé Boubert, par Jacques Boubert6, au Seigneur Philibert Emmanuel d'Ailly7d'un fief abrégé que l'on dit "des Boisleaux" mouvant de Vinacourt8 pour 2 sols parisis de relief et autant de reconnaissance annuelle.

Sources

1 ADS E 144 fol. 334

Annotations

champart: Le champart (campi pars) : que l'on nomme aussi terrage, était la redevance foncière due au seigneur qui avait primitivement concédé la terre. Il ne se percevait que sur les terres à labour. Ce droit était, à Beauquesne, "de huit gerbes ou warats (fourrage avec grain, tel hivernache, dravière, fèves, que l'on donne aux chevaux) du cent sur tous ablais (récoltes) venus à meurison (maturité)". Ici, comme ailleurs, le propriétaire de la récolte était tenu de conduire à ses frais, sous peine d'amende de LX livres parisis, cette part du seigneur dans sa grange du champart. Il lui était défendu d'enlever la récolte de son champ avant que le champarteur, prévenu par lui, n'eût été, dans le champ, marquer son droit,
C'est-à-djre compter les gerbes et marquer le nombre qui lui en revenait. Il était défendu de laisser une terre à labour en friche, de l'enclore ou d'en changer la destination sans l'aveu de son seigneur.

Picquigny Normandie, Picardie (Ponthieu)
(baronnie du Royaume, seigneurie de franc-alleu) seigneurs de Picquigny, Avoués de l'Abbaye de Corbie (leur donnant droit de frapper monnaie), Vidames d'Amiens, Avoués Héréditaires de l'Evêché
d'Amiens. Au XVIII° siècle, cette seigneurie de Picquigny comptait encore 700 fiefs et arrière-fiefs !
Dès le XIIIème siècle, ce bourg avait le statut de commune avec échevinage.
Au début du XIVème siécle, le domaine des seigneurs de Picquigny se composait de deux parties distincques : l'une (implantée sur les deux rives de la Somme) constituant le vidamé d'Amiens, l'autre (au Nord de la Somme) composant l'avouerie de Corbie. Ces derniers tenaient par délégation de cette abbaye le droit de battre monnaie.
Le 29 août 1475, par le Traité de Picquigny, Louis XI a acheté à Édouard IV d'Angleterre moyennant un tribu annuel de cinquante mille écus d'or, trêve mettant fin à la guerre de Cent ans

«Fascé d'argent et d'azur de 6 (alias 8) pièces, bordé de gueules» (8 roses d'argent ornaient probablement la bordure à l'origine et furent retranchées par le vidame Gérard de Picquigny).
Enguerrand porte un «échiquier, au chef papelonné de 2 pièces». Ailly : «de gueules au chef échiqueté d'argent et d'azur, de 3 traits (Picquigny), accompagné de 2 branches d'alisier d'argent posés en double sautoir (Ailly).»
Devises :
«Picquigny, Moreuil, Roye, ceints de même courroie, feraient la guerre au Roi !» probablement associée à :
«Je descends du Très haut et du dieu de la guerre !
Qui ne sort de nous trois n'est pas noble sur Terre !

mouvance : dépendance d'un fief inférieur à l'égard du fief dominant dont il relevait.

Belloy/Sommehttp://gw.geneanet.org/wailly?lang=fr;p=jean;n=de+belloy;oc=28

Château d'En Haut

Il existe à Belloy-sur-Somme deux châteaux, le château d'en haut et le château d'en bas. Le château d'en haut est situé à l'extrémité du village, en bordure de la route qui conduit à Vignacourt (et qui est sur la droite, en venant d'Amiens, par rapport à la RN 35).

Les premiers seigneurs de Belloy que l'on connaisse en portaient le nom, ce n'est qu'à partir de la fin du XIIIe siècle que l'on commence à distinguer les seigneurs qui possédaient l'un ou l'autre des 2 Châteaux. Et il apparaîtrait alors, d'après des documents d'époque, que le château d'en bas, appelé le château de la Motte, était sous la dépendance du château d'en haut. Cette situation dura plusieurs siècles puisque, en 1603 encore, lorsque la terre de la Motte fut acquise par la famille Picquet, elle se déclarait vassale du château d'en haut. A la fin du XVIe siècle, le château d'enHaut appartenait aux Monceaux, et en 1637, il appartenait à la famille Tiercelin de Brosses, dont une descendante, Angélique-Henriette-Marie Tiercelin, dame de Belloy et épouse de Louis-Henri, marquis de Pons, vendit en 1765, la seigneurie à Joseph-René Boistel. Les descendants de ce dernier restèrent propriétaires du domaine pendant plus d'un siècle et demi. Le château d'en haut, en pierre, mais plus petit que celui d'en Bas, fut très remanié au début du XIXe siècle...

Jacques Boubers : Ecuyer, puis Chevalier, Seigneur & vicomte de Bernâtre , Tunc, Gouy, Helliers et Moncheaux. Epouse Rachel Gaillard de Longjumeau en 1575
Cette famille originaire d'Artois s'est fait connaître au Cambrésis des l'an 1179, en la personne de Hugues de Boubers ou Bourech, en une donation que fit Watier de Ligny, Chevalier son cousin à l'abbaye de st Aubert. Dans une charte de St André de l'an 1263, touchant le village de Briastre, que jean de Boubers, chevalier y avait des grands biens, pour la consevation desquels il s'opiniatra de longues années à se quereller avec la ditte Abbaye. il eut un fils de son nom Sgneur de la Motte en Artois (noin loin d'Auxy), qui épousa Agnès de Vilers, fille de Jean de Vilers, Chevalier d'Artois, de laquelle il eut quatre enfants (1) :
Hugues :Seigneur de Boubers, maïeur d'Abbeville en 1190 (d'argent, à la croix de gueules, chargée de 5 coquilles d'or )
Pierre
Jean
Nicolas
(1) Histoire généalogique des Pays-Bas ou Histoire de Cambrai - par Jean Le Carpentier 1664 - p. 282


Les origines de la seigneurie de Bernâtre remontent au XIIIe siècle. Les restes du château actuellement visibles datent des XIVe et XVe siècles. Ravagé au XVIe siècle puis brûlé par les Espagnols en 1635, il ne fut pas reconstruit, n'ayant plus de rôle militaire à jouer. Des bâtiments de ferme, entourant l'ancienne baille furent accolés aux vestiges de l'ancienne demeure castrale. Il reste de celle-ci certains pans de murs ayant conservé quelques archères, des éléments de l'ancienne chapelle, la porte d'entrée du château et la tour de trois étages du XVe ou XVIe siècle, assez bien conservée.
Eléments protégés MH : tour-porte, tour d'angle cylindrique nord ouest avec le pan de courtine adjacent, sols archéologiques de la cour castrale et de l'ancienne basse cour & les façades de l'ensemble des bâtiments de la ferme du château
Source Base Mérimée, culture.gouv.fr/culture&patrimoine http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA80000010

de BOUBERS, vicomtes de Bernâtre, seigneurs de Boismont, de Bretelle, de Mondiaux, de Gouy, etc. Cette ancienne famille a fait preuve depuis Antoine de Boubers, écuyer, Sgneur de Bernâtre, rappelé dans une transaction sur partage passée par Françoise de la Rosière, sa veuve, comme tutrice de leurs enfants mineurs le 3 août 1529. D'or, à la croix de sable, chargée de cinq coquilles d'argent. Supports et cimier : trois lions.
Rien n'annonce qu'elle descende de l'ancienne et illustre maison de Boubers, en Ponthieu, laquelle avait pour berceau la terre de Boubers-sur-Somme, située à 2 lieues et demie O.-N.-O. D'Abbeville. Les seigneurs de Boubers- sur-Somme passaient dans l'opinion des historiens pour une branche de la maison d'Abbeville, dont ils portaient les armes, (d'argent, à 3 écussons de gueules) comme on le voit par le sceau de Louis de Bouberch (1), chevalier, au bas d'une quittance qu'il donna à Arras, le 26 septembre i386, servant alors dans l'armée que le Roi avait levée pour la descente en Angleterre. 11 scella de même une seconde quittance le 15 août 139s, servant sous le comte de Saint-Pol. Enfin Robert de Bouberch, chevalier, cadet de cette maison, brisait d'un lambel, suivant une quittance qu'il donna sous son sceau le 12 février 1556, servant dans les guerres de Poitou, de Saintonge et de la Charente sous M. de Hangest. Tels sont les Boubers-sur-Somme, Tune ou Abbeville, éteints depuis plus de quatre siècles. MM. de Boubers-Bernâtre ne sont point de Picardie. Ils ont eu pour berceau la terre de Boubers-sur-Canche, située en Artois, à trois lieues S.-E. de Hesdin. Il n'existe aucun titre qui les rattache à la maison de Boubers-sur-Somme, non plus qu'une autre famille de Boubers établie en Champagne (2), qui néanmoins a revendiqué cette origine dans une production dont le premier titre, de l'année i444» la reconnaît explicitement, mais par simple témoignage. Au surplus, le nom de Boubers parait avoir été commun à plusieurs autres familles, puisqu'on trouve un Philippe de Boubers, receveur des tailles à Montdidier, Péronne et Roye en 1498. (2)


http://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr;p=jacques;n=de+boubers+abbeville;oc=3

7 Philippe Emmanuel d'Ailly (Branche de Picquigny et Vidames d'Amiens) : Baron de Picquigny, Comte de Chaulnes, Vidame d'Amiens, décédé le 1er février 1619. Marié à Louise d0ngnies, Comtesse de Chaulnes.
le village d'Ailly-le haut-Clocher en Picardie a donné le nom à cette illustre famille. elle était en très grande réputation sous le règne de Henri IV, en la personne de Robert Seigneur d'Ailly. Cette famille a possedé des terres en Cambrésis (le village de Lesdains).

http://racineshistoire.free.fr/LGN
http://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr;p=charles;n=d+ailly
Vignacourt http://vignacourt.free.fr/mono10.html
Seigneurie de Vignacourt.

La seigneurie de Vignacourt passe pour une des plus anciennes et des plus importantes de la province de Picardie ; elle fut occupée successivement par les Comtes, les Châtelains, les Vidames d'Amiens et en dernier lieu par messire François de Selle, conseiller du roi.
Si l'on en croit D. Rumet, Chron. ma. du Pays et du Comté de Ponthieu, Guy, comte d'Amiens en 1138, épousa la fille du seigneur de Vignacourt, qui lui apporta en dot cette terre et plusieurs autres. Mais il ne la posséda pas longtemps, car il fut dépouillé de son comté et de toutes ses possessions vers l'an 1148, par Louis VIII, pour avoir tué le seigneur de Boves. Il mourut ensuite en 1174 et fut inhumé sous le péristyle de l'église d'Amiens.
Suivant le témoignage de D. Grenier, Dict. topog., la seigneurie de Vignacourt, après avoir été possédée par les Comtes d'Amiens, tomba entre les mains des Châtelains par le mariage de Guy, châtelain d'Amiens, avec Mathilde fille du comte Enguerrand. C'est ce que nous apprend une charte de 1151, dans laquelle Aléaume, fils de Guy, châtelain, et de Mathilde, appelle son oncle Robert, comte d'Amiens et frère de Enguerrand de Boves.
Les Comtes et les Châtelains d'Amiens portaient, du reste, les mêmes armes, c'est-à-dire, d'argent à trois chevrons de vair ; il n'y a de différence que dans les brisures, ce qui prouve que ces deux familles provenaient de la même souche.
Dom Grenier a pu constater cela dans une charte de Dreux d'Amiens, châtelain et seigneur de Vignacourt, octroyée à la ville de Montreuil-sur-Mer, le 9 mars 1279 et scellée de son sceau. Le sceau est rond, de cire verte, un peu fruste dans le contour, pendant en languettes de parchemin à double queue. Il représente un chevalier armé de toutes pièces, le casque surmonté d'une aigrette ; il porte un écu armorié ainsi : d'argent à trois chevrons de vair. On lit autour du sceau : S. Drogonis. de. Ambianis. Dom. de Vineacurtis. Le contre-scel offre un écusson armorié de même, excepté qu'il n'est point chargé de vair. (Arch. de l'Hôtel-de-Ville de Montreuil-sur-Mer. Liasse dans un coffre, pièce cotée IV).
Les Châtelains et les Comtes formaient, comme on le sait, avec les Evêques et les Vidames, un faisceau de pouvoirs féodaux. Ils étaient tous quatre les seigneurs d'Amiens.
Selon le chanoine Delamorlière, Antiquités de la Ville d'Amiens, p. 58, le premier souverain de la Ville était l'Evêque ; le deuxième, le Comte ; le troisième, le Vidame, et le quatrième, le Châtelain, comme il assure l'avoir vu dans une transaction passée entre Philippe d'Alsace, comte d'Amiens, l'Evêque, le Vidame et le seigneur de Vignacourt ayant titre de Châtelain, touchant les droits réciproques de chaque seigneur dans la ville d'Amiens.
Les quatres seigneurs sont encore rappelés dans un état qui fixe les mêmes droits, dressé vers la fin du XIIIe siècle et rapporté par D. Grenier, à l'exception que dans cet état, au lieu du Comte et du Châtelain, c'est le Roi qui figure, comme ayant acquis ces deux parties en 1283, de Dreux d'Amiens, seigneur de Vignacourt. Voici le texte de cette pièce importante : Item, li quatre seigneurs, chest à sçavoir li Roi, li Evêque, li Vidame, Li Roi de rechef pour la part qui fut jadis au seigneur d'Amiens.
La seigneurie de Vignacourt passa des mains des Châtelains dans celles des Vidames, barons de Picquigny, par le mariage de Jean de Varennes, seigneur de Picquigny, Vidame d'Amiens, avec Agnès, fille de Dreux, Châtelain et seigneur de Vignacourt.
Nous en trouvons la preuve dans la déclaration suivante insérée dans le Cartulaire rouge de la baronie de Picquigny : Nous, Jean de Varennes et Agnès, dame de Labroye, ma femme, confirmons les dites lettres de notre cher père messire Dreux d'Amiens, chevalier, sire de Vignacourt, qui s'est dessaisi de la dite seigneurie entre les mains du Vidame pour nous en saisir, et dont le dit Vidame nous a reçu à hommage et lui avons fait quatre hommages : le premier, de 140 livrées de terre à Flichecourt ; le second, de 150 livrées de terre assises à Vignacourt et que nous tenons de lui en pairie ; le troisième, des marais de l'Etoile, et le quatrième, du castel de Vignacourt, de la ville et de ses appartenances. (Cart. rouge de Picq. fol. 6, an 1282).
Les Vidames conservèrent la seigneurie de Vignacourt jusqu'en 1774, époque à laquelle elle fut achetée par Liefman Calmer, grand bourgeois de La Haye.
Enfin, en 1790, elle appartint à messire Charles-François de Selle, chevalier, conseiller du roi en tous ses conseils, ministre des requêtes ordinaires de son hôtel, seigneur propriétaire du comté de Mesnil, Saint-Denis, Beaurin, Rodon ; seigneur des Vidames d'Amiens, châtellenies de Vignacourt, des seigneries de Toulay, Breilly, Lachaussée, Grenier et autres lieux, demeurant à Paris, en son hôtel rue des Francs-Bourgeois, paroisse Saint-Paul. (Arch. dép.).
La seigneurie de Vignacourt dépendait en partie du comté de Ponthieu, car en 1267, nous voyons Dreux d'Amiens, châtelain de Vignacourt, faire le démembrement de fiefs qu'il tenait de ce comté. (D. Grenier, port. 14. p.330.-- Louandre, Hist. des Comtes du Ponthieu, I. 194).
De plus, elle était de la mouvance de l'abbaye de Corbie, comme toutes celles qui se trouvaient au nord de la Somme, et était tenue par 10 livres parisis et 5 livres de chambellage. C'est en cette qualité que Dreux de Vignacourt fit partie de la commission composée des plus anciens seigneurs et assemblée par le roi Philippe-Auguste, pour fixer les limùites du comté d'Amiens, qui touchait à celui de Corbie, lorsque ce souverain prit possession du comté d'Amiens. (D. Grenier, port.20, p. 547).
Parmi les droits des seigneurs de Vignacourt, nous mentionnerons surtout celui qu'ils avaient de prendre chaque année dans chaque taule de changeur de monnaie en la cité d'Amiens, une poignée de deniers courants. Ce droit remarquable se trouve consigné en ces termes dans une charte dont la copie est gardée dans les archives de l'Evêché d'Amiens : "li sire de Vinacors, châtelaina coutume de prendre chacun an, en la cité d'Amiens, a chaque taule de changeur de monnoye, une poignée de deniers qui court en la cité."
Les seigneurs de Vignacourt étaient tenus de rendre hommage à l'abbé de Saint-Riquier, et à défendre le monastère envers et contre tous, excepté le roi de France, le comte de Ponthieu et le vidame d'Amiens. A cet effet, et comme signe de l'investiture, les abbés de Saint-Riquier donnaient à leur évènement un anneau d'or au Seigneur de Vignacourt ; eut-il été fort léger, celui-ci ne pouvait refuser de le prendre, car il suffisait qu'il fut d'or. (Hist. des comtes du Ponthieu. I. 419.)
La châtellerie de Vignacourt devait un cierge à l'Eglise d'Amiens, ainsi que le constate un titre du mois d'octobre 1280, (D. Grenier, port. 29, p. 46, 47, 87,) par lequel Dreux confirme, comme seigneur de Vignacourt, non-seulement l'offrande d'un cierge du poids de 50 livres et aux armes du seigneur, qui se faisait tous les ans à la messe, dans la Cathédrale, le jour de la fête de saint Firmin le martyr ; mais déclare encore qu'il veut et entend que cette louable et pieuse coutume soit observée à l'avenir par ses successeurs, seigneurs de Vignacourt.
Les seigneurs de Picquigny, devaient en présenter trois : le premier à cause de la seigneurie de Picquigny ; le deuxième à cause de la seigneurie de Vignacourt etle troisième à cause de la seigneurie de Renneval. Ce qui prouve que le droit subsista même après la réunion de la seigneurie de Vignacourt à celle de Picquigny.

 

Fief et Bois des Râteaux

 

Rasteaux - Ratelli 1140 Cartulaire de Berteaucourt
Rastiaux 1147 Cartulaire de Berteaucourt
Râteaux 1720
Le Ratheau Cadastre

Fiet noble à Pernois, bailliage d'Amiens, relevant de la châtellenie d'Heilly.1
Marc-Antoine de Carpentin2, chevalier, seigneur de Gapennes3, acheta ledit fief avec celui de Brezonville4le 22 octobre 1768, par retrait lignager et comme venant des Créquy-Canaples5, sur Henri-François Bonnefin6, conseiller du roi, directeur des aides à Abbeville, et Louise-Françoise le Prévost, son épouse; il consistait en justice et seigneurie, un domaine de cinquante-cinq journaux de bois, deux journaux de riez7, 33 à 36 livres de censives à prendre ou à recevoir tant sur les manoirs que sur environ cent cinquante journaux de terres à labour. Le fief dit de Brezonville consistait en quelques censives sur des terres à labour, le tout fut payé 14.000 livres de prix principal, 4.372 livres 3 sols pour intérêts, droits seigneuriaux, frais de lettres, etc.

"... Par contrat passé devant Mtre Dubost Notaire à Domart, François Tavernier aurait acquis de Jeanne Pecquet Vve de Nicolas Wasse, Antoine Wasse manouvrier, tenan en leurs noms que pour Antoine Wasse, fils mineur audit antoine Wasse, une masure amasé de vieux bâtiment contenant douze verges ou environ au terroir de Pernoix tenant d'un côté à Louis Magnier, d'autre à Jean Frion, d'un bout sur rue et d'autre à Nicolas Marchand tenue en roture du fief des Râteaux moyennant 90 livres" Le dit contrat en datte du 3 juin 1754.» d'après un acte de 1108 par l'évêque Saint Geoffroy.
Les titres du Fief des Râteaux furent brûlés le 28 Brumaire an II (18 novembre 1793) au greffe de la commune d'Abbeville par le citoyen Marc-Antoine Carpentin qui en était un des derniers propriétaires avant la confiscation des biens.

Sources

1 ADS

Annotations

heilly.jpgHeilly Commune du département de la Somme qui fait partie de la Communauté de communes du "Val de Somme". La superficie du village est actuellement de 9 km2, avec une population d'environ 400 habitants. Situé dans la Vallée de l'Avre ,véritable paradis des pêcheurs

2 Généalogie de la famille de Carpentin

Les différentes branches de celte famille furent toutes maintenues dans leur noblesse par les intendants de Picardie sur preuves remontant à Henri Carpentin, seigneur de Berlettes, Graville, Berneuil, etc., sénéchal de Domart, marié en 1431 à Jacqueline de la Chapelle, dame de Lugermont.
Parmi leurs descendants, je citerai notamment Jean Carpentin, seigneur de Berleltes, Bray, Lugermont, la pairie de Berneuil, etc., maïeur d'Abbeville en 1535 — son fils, Philbert Carpentin, seigneur des mêmes lieux, lieutenant général de la sénéchaussée de Ponthieu, aussi maïeur d'Abbeville en 1543; — Claude Carpentin, abbé commendataire de Notre-Dame de la Rivoire, près de Troyes, et de Saint-Fuscien-lès-Amiens, chanoine de Notre-Dame de Paris, protonotaire du Saint-Siège apostolique, inhumé dans le chœur de l'église Notre-Dame, à Paris, le 2S juillet 1582 ; — Galois Carpentin, seigneur de Cumont, capitaine de Saint-Riquier en 1569 ; — Artus Carpentin, sei¬gneur de Maurisset, lieutenant-colonel du régiment de Brasseuse en 1643, qui se distingua dans les guerres de son époque, etc.
François de Carpentin fut reçu page de la grande écurie du roi eu 1744, et trois demoiselles de Carpentin virent aussi leurs preuves de noblesse devant d'Hozier pour être reçues à Saint-Cyr en 1745 et en 1750.
Jules de Carpentin, député de la Somme pour Abbeville en 1840, chevalier de la Légion d'honneur, mourut le dernier de sa famille en 1841.
La maison de Carpentin prit ses alliances avec les plus anciennes familles nobles du pays, telles que les d'Amerval, d'Ausque, de Belloy, de Boubers, de Buissy, de Créquy, de Damiette, de Dixmude-Montbrun, de Domqueur, de Fosseux, de Grouchy, de Guaissart, de Hédouville, Je Fournier de IVarge- monl, de Ltsques, de Longueville, de Louvencourt, de Rambures, de Riencourt, de Saint-Delis, de Saint-Paul, de Saint-Souplis, de Saisseval, Tillette de Mautort et du Mesnil, etc.
A la suite de Ja généalogie, j'ai cru devoir ajouter en appendice une. courte notice sur la plupart des fiefs et seigneuries que possédèrent les membres de cette famille.
Cte ADRIEN DE LOUVENCOURT.
Abbeville, 12 novembre 1908

Marc Antoine Carpentin :
Marc-Antoine de CARPENTIN, chevalier, seigneur de Cumont, le Festel, Hanchy, le Mesnage, Coulonvillers, Penerville, Fresneville, Ponthoile, Polhoy, Saint-Hilnire-lès- Ponthoile, Lestoille, Beauriez, des fiefs Vaconssin, Regnault et autres, mousquetaire de la garde du roi, naquit à Cumont le 18 octobre 1687 et fut baptisé le 23 en l'église d'Oneux; ses parrain et marraine furent Antoine Tillette, seigneur, vicomte du Mesnil, et Marie Tillette, sa grand'mère. Il acheta conjointement avec sa femme aux héritiers du marquis de Sailly la seigneurie de Coulonvillers et en servit aveu et dénombrement le 2 novembre 1742 en la châtellenie de la Ferté-lès-Saint-Riquier. Marc-Antoine de Carpentin, épousa par contrat passé les 12 et 30 juillet 1714, devant Pierre Lefebvre, notaire à Abbeville, MARIE-CATHERINE DE Donqueur, dite mademoiselle de Ponthoile, fille et unique héritière de François de Donqueur, chevalier, seigneur de Polhoy, Ponthoile, Saint-Hilaire et autres lieux, et de Marie de Lestoile, dame de Fresneville ; à leur contrat assistèrent Jacques de Carpentin, chevalier, seigneur de Cumont, père ; Maximilienne-Adrienne le Vignon , deuxième femme dudit seigneur de Cumont; Charles de Carpentin, écuyer, seigneur de Penerville, frère; Marguerite de Carpentin, demoiselle du Festel ; Louis de Carpentin, chevalier, seigneur d'Ellecourt, oncle, et dame Blanche de Rambures, son épouse, d'une part; dame Marie de l'Étoile (Lestoille), veuve de François de Donqueur, chevalier, seigneur de Ponthoile, demeurant audit Ponthoile, mère ; Alexandre de l'Étoile, chevalier, seigneur de Fresneville, colonel d'un régiment d'infanterie, oncle; Hugues d'Ault, écuyer, seigneur du Mesnil, cousin ; Catherine des Groiseliers, cousine, et maître Alexandre Lerminier, conseiller du roi et prévôt royal de Saint-Riquier, ami commun, d'autre part. Ils eurent dix enfants :dont
MARC-ANTOINE-ALEXANDRE, seigneur de Cumont, Hanchy, le Festel, Penerville, Coulonvillers, Front-ville, le Mesnage, Polhoy, Ponthoile, fief Waconssin, etc., né à Ponthoile le 13 avril 1720, baptisé le 16 à Forestmontiers ; il fit partage le 26 février 1768 avec Marie-Marguerite de Carpentin, demoiselle d'Hanchy, et Marié- Madeleine de Carpentin, demoiselle de Penerville, ses sœurs, comme seuls héritiers de Marie-Charlotte de Carpentin, veuve de Jacques Tillette, chevalier, vicomte du Maisnil, d'une part, et Marie-Louise de Yillers, demoiselle d'Hocquincourt, tant en son nom que connue se portant fort de Marie-Françoise de Poierre, demoiselle de Marmont, seules héritières de Jacques Tillette du Maisnil, d'autre part. Il vendit son iief de Ponthoile à Jean-François Delplanque, meunier deb moulins de Bonnelle, le 1 3 janvier 1769 moyennant 3.000 livres, lequel se composait, dit Belleval, d'un moulin à vent, une maison et un journal de pré; ledit seigneur de Cumont testa le 17 avril 1775 devant Georges-Angilbert Moisnel et Jean-Baptiste-Nicolas-Angilbert Moisnel, notaires à Saint-Riquier, et mourut peu après ; il fut de la chapellc du Festel, contre le chœur; il ne s'était pas marié.

 gapennes.jpg

Gapennes est une petite commune de la Somme. Elle fait partie de la Communauté de communes "du Canton de Nouvion en Ponthieu".
Les habitants et habitantes de la commune de Gapennes sont appelés les Gapennois et les Gapennoises.
Les 258 habitants du village de Gapennes vivent sur une superficie totale de 11 km2 avec une densité de 23 habitants par km2 et une moyenne d'altitude de 76 m.
Gapennes se trouve à 12 km environ d'Abbeville.

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riez : s.m. Terre en friche. Est encore utilisé en picard et en rouchi pour des terres non labourées qui servent de pâturage aux bestiaux.

Fief noble de La Boulloye

FIEF NOBLE DE LA BOULLOYE

(35 journaux 35 ares de terres taillés à cens),

Fief noble des Fléaux

Ce fief qui consiste en censives, le chef-lieu, de journaux 40 verges, est situé près de la Fontaine Bouillante, relevant de la Seigneurie de St Ouen, tenue de la Châtellenie de Picquigny,
"... Messire  
LouisJoseph Gaillard2, Chevalier Seigneur de Boëncourt3, Flamicourt, Le grand Prouzel, Belletre, Vilenville du fief des fléaux et autres lieux, tient de ma dite seigneurie, un fief noble appelé le fief des fléaux, situé au terroir de belletre et terroirs voisins en plein hommage par soixante solz parisis de relief autant...,vingt sols parisis de chambelage4 service de plaid5 de quinzaine en quinzaine en ma court audit St Ouen y est suffisamment appelé, à peine de soixante sols parisis d'amende pour chacun deffaut le quint6 et le requint6.... en cas de vente et autres droits porté par la coutume du Bailliage d'Amiens dans l'étendue de laquelle ledit fief est assis. Ledit fief ne consiste qu'en mouvance censuelle que sont les déclarations faite, sous les noms des censitaires.

"...Charles Morel et Nicolas Le Roy propriétaire de moulins à bled et a l'huille appelés les moulins du Soudet.... sur lequel les moulins existent, ledit héritage situé d'un côté au nord à la rivière de Naours d'austre côté au chemin de Berthaucourt, et des deux bouts en pointe... audit fief.
Ledit charles Morel et Nicolas Le Roy, ensemble Jean Le Roy vivant de son bien, Jean baptiste Davernas à cause de marie Margueritte Le Roy sa femme et autres héritiers de louis Le Roy tenant aussi en roture dudit fief
deux journaux de terre ammassés de plusieurs maisons et enclos de haies.... situé presque vis à vis lesdits moulins Soudet tenant d'un côté au nord au chemin de Bertaucourt, au maray de Pernois, d'autre coté a l'abbaye de Berthaucourt d'un bout et à l'est à Quentin balédent de Pernois, d'autre bout au sieur de Morcourt7, chargé envers le dit fief avec l'héritage desdits moulins chacun à saint Rémy de douze livres de censives.
quatre journaux quarante verges de mazure en héritage, amazés de plusieurs maisons vulgairement appelés les Fléaux ce qui est le chef lieu dudit fief les Fléaux, séant audit belletre paroisse de Pernoy... tenant d'un coté au nord à la rue et flégard8 qui... ledit fief des Fléaux, au milieu de laquelle rue passe ... rivière, d'autre côté par derrière au sud à un ... a eau vive appelle la fontaine Bouillante, d'un bout vers l'est à jean français du chellier et Jean binet et d autre bout à l' héritière du  . Lesdits quatre journaux quarante verges, divisés entre les propriétaires cy-après nommés savoir commençant par le bout à lest Joseph Davernas et jean magnier pour une portion, ensuite français tavernier tisserand pour une portion, ensuite les enfans de jean baptiste du Crotoy et louis duchellet charpentier pour une autre portion, jean legrand du chef de firmine Le Roy sa femme et chartes hirondard pour une autre portion, ensuite pierre brasseur acause de ses enfants héritiers de marie anne Le Roy leur mère pour une autre portion, ensuite charles hirondard et ses héritiers de louis hirondard pour une autre portion, ensuite l'église de Pernoy pour une autre portion.
Ensuite le long du Sieur Fouache de Bouland, les héritiers de pierre delattre pour la dernière portion des quatre journaux quarante verges, tenus ... du fief des fléaux chargé envers luy chacun an à la Saint Rémy de cinquante six sols de censives.

Les enfants mineurs de jean baptiste ... pour moitié Joseph davesnes laboureur pour l' autre moitié d'un journal de terre tenant a in côté à jean binet d'autre côté à Joseph brasseur occupent d'un bout au bois prouzel d'autre à un rideau chargé envers ledit chef chacun an ... de trois quart de chapon de censive.
jean binet pour trois quartiers de terre situé au terroir dudit Bellêtre tenant d'un côté à antoine et français Le Clercq, d' autre à antoinnette cage, d un bout au chemin conduisant de belletre au bois Guillot, et d'autre aux hoirs jean davernas ... chargé envers ledit fief chacun an à la Saint Rémy de vingt deux deniers d'obols de censives, et en outre du droit de deux champart.
Izabeau hirondart veuve de français ... et antoinnette hirondart veuve de pierre delandre pour deux journaux de terre situé au terroir de belletre lieu dit le buquet feuillu, tenant d'un côté à jean cagé, d'autre côté à français magnier taillandier, d'un bout à M. Fouache et d'autre bout au Sieur du Candas, chargé chacun an à noël d'une demie poule de censive.
Antoine loyer dit rabeau pour un journal de terre tenant d'un côté au terroir du domaine de Berthaucourt, d 'autre audit loyer d'un bout aux héritiers de la dame veuve du candas, d autre bout à jean vasseur."

Sources

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Louis Joseph Gaillard :
•Né le 28 août 1686
•Décédé le 27 janvier 1723 , à l'âge de 36 ans
•Ecuyer, Seigneur de Boëncourt, Président au Présidial d'Abbeville
•Marié le 27 mars 1708 avec Marie Elisabeth CRETON de WILLAMEVILLE †1726 (Parents : Adrien 
CRETON & Marie Claire du BOS )
http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/pdf/ap/289AP/d0e45283.html
3 Boëncourt : lieu-dit dépendant de la commune de Behen.
chambellage : Grand officier de la couronne commandant à tous les officiers de la chambre et de la garde-robe du roi.
Très important depuis les origines de la monarchie française, à la fin de l'ancien régime il n'avait plus qu'un rôle de cérémonie.
droit féodal prélevé par les chambellans des rois et des seigneurs. Le manteau de vassal qui faisait hommage à son suzerain était abandonné au chambellan. Il était d'usage à Paris que le vassal qui venait rendre hommage au roi dans la Chambre des Comptes, payait au premier huissier un droit de chamellage représentant le prix du manteau.

service de plaid au seigneur féodal : assister aux plids de son seigneur, à la semonce et donner avis et conseil en justice pour les appointements et jugements. Les vassaux, les pairs et hommes fiefs étaient obligés de s'y trouver (Lacurne vol p 324)pairs. C'est une  assemblée où les seigneurs rendaient la justice

quint et requint : droits féodaux levé par les seigneurs à chaque vente d'un fief qui relevait de ses domaines. Le quint était la cinquième partie du fief vendu et le requint le cinquième denier du quint
Seigneur de Morcourt :
flégard : terme usité dans les coûtumes d'Artois, Boulenois, Amiens & quelques autres, pour signifier tous les lieux destinés à l'usage commun & public, qui n'ont pas besoin de haies ni de fossés pour être conservés, tels que les chemins, sentiers, places publiques, communes, &c. à cause que l'usage & la joüissance en sont continuellement ouverts à tout le monde. Voyez Artois, art. 5. Saint-Omer, 13. Térouane, 6. Saint-Pol, 31. Montreuil, 41. Sens, 2. Amiens, 74. & 104. Boulenois, 29. 43. 132. 168. (A)

Seigneur Fouache du Boulan


 

FIEF DE BAUCHUET

 

(28 journaux de terre) tenue de Picquigny en 1771, situé à Belestre
Dans un dénombrement du 14 juin 1766 le fief de Bauchuet consistait en 28 journaux de terres labourables divisé comme il suit :
quatre quints dudit fief tenu en plein hommage à savoir : Marie-Antoinette, Marie Anne et Marie-Jeanne Decourt, toutes trois filles mineurs de feu Charles François Decourt demeurant au village de Morlencourt.
D'après le dénombrement du 21 juillet 1763 le fief, tenu en plein hommage que l'on dit "fief Bauchuet" était détenu par M. Jean-Baptiste Louis Fouache, Chevalier Seigneur de Boulan, demeurant en la ville d'Amiens, rue Neuve, fils mineur de M. Jean-Baptiste Fouache de Boulan.
Ce Fief consistait en 5 journaux 60 verges le quint dudit fief.

FIEF DE LA MULE L'EVEQUE

 

Lors de l'entrée des anciens évêques d'Amiens dans leur nouvel évêché, l'évêque était monté sur une mule. Le seigneur de Rivery aidait le prélat à descendre de sa monture et, pour prix de ce service, s'emparait de la mule et de son harnais, comme possesseur du fief de la mule de l'évêque dont la seigneurie appartenait à l'évêché. Ce fief, dit M. Duseveî, était situé à Pemois, village dont la seigneurie appartenait à l'évêque d'Amiens*. Après le cérémo-nial d'installation, avait lieu un grand festin ; la coupe dont s'était servi le prélat pendant le repas devenait la propriété du sire de Coisy; la vaisselle était attribuée au seigneur de Rivery; celui des fiefs de la paneterie avait pour sa part les nappes et autres linges de table ; le vidame recevait l'anneau d'or que l'évêque portait au doigt ce jour-là. Le prélat donnait une robe à chacun des officiers du chapitre et, de plus, à la cathédrale, une chape d'or de: la valeur de 100 écus, Ces charges étaient fort onéreuses pour le prélat. Monseigneur Lefebvre de Caumartin fit son entrée sans appareil. Le seigneur de Rivery, voulant maintenir ses droits, faisait dresser des procès-verbaux tendant à tendant à prouver qu'il avait satisfait de sa part aux hommages qui lui étaient prescrits envers les évêques d'Amiens.
François Faure, pendant son épiscopat, indemnisa le seigneur des droits à lui dûs. Messeigneurs Feydeau de Brou et Pierre Sabatier reconnurent ces droits par actes authentiques et a'en tinrent là. En 1733, pendant la vacance du siège, -M. Boullenger de Rivery fit paraître un mémoire afin de soutenir ses droits; d'après Delgove {Histoire de Mgr de îa Motte, p. 584), monseigneur de la Motte voulant, lors de son arrivée (1734), couper court à toute contestation, paya au seigneur de Rivery la somme demandée pour le rachat du droit en litige et l'évêché s'en trouva alors affranchi, puis survint la Révolution qui rompit toutes les traditions de l'église d'Amiens. (V, Soyez, Notices sur les évêques d'Amiens).

Sources :
Généalogie de la Famille Wignier - Charles Wignier de Warre  1893

FIEF NOBLE DU TRONQUOY

 

(maison, terres, rents, cens 1539 - 1781),
"Dénombrement de 1535 a cause de la quelle terre et seigneurie de Pernois Pierre Léon Dégorge1 en tient un fief en noble tennement en plein hommage le quel consiste et étend en maison et plusieurs terres labourables et autres droits pour le relief du quel est du au dit seigneur, soixante sols parisis de relief, vingt sols de chambellage le quint denier en vente service de ronchin, avec le service de plaid de quinzaine en quinzaine pour lequel les possesseurs du dit fief ont présenté dénombrement de l'an 1377 et l'an 1384."

"Relief du 25 octobre 1585 pour Jacques Charlart2 demeurant à Mons fils et héritier de Pierre Charlart a un fief noble nommé Le Tronquoy tenu de Monseigneur l'Evêque a cause de son évêché situé au terroir de Pernoix.
"Saisine du 3 juin 1580 pour Mtre François CasteletBourgeois d'Amiens a un fief et noble tennement non amassé séant au village et terroir de Pernoy qui se consiste en une mazure pour cinquante à soixante journaux de terre labourable en plusieurs pièces»

"Saisine de relief du 28 juin 1670 pour Dame Jeanne LeBoucher4 veuve de Vincent Pingre5 Ecuier Seigneur de Fricamp acquéreuse par ...au Baillage d'Amiens le 20 octobre 1662 entre les créanciers d'Adrien Castelet6le Fief du Tronquoy situé au village de Pernoy consistant en plusieurs pièces de terre tenues en fief comme dessus."

"Requête du 2 juillet 1686 par Dame Jeanne Le Boucher Vve de Vincent Pingre Ecuyer S. de Fricamp tendant à recevoir son dénombrement.

"Relief du 4 avril 1696 pour Pantaléon Pingre7 Ecuier Seigneur de Fricamp conseiller du Roy Président
Trésorier de France héritier féodal de Dame Jeanne Le Boucher sa mère Veuve de Vincent Pingré Ecuier Seigneur de Fricamp du Fief du Tronquoy»

Sources

ADS E 143 Registre folio 311

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Pierre Léon Dégorge : sa filiation

Jean de GHORGES : Seigneur de Ghoerges et Pernois

Henri de GHORGES

  • Décédé en 1482
  • Seigneur de Ghoerges et Pernois, Bailli de Haurecq

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 

Jacques Charlart

François Castelet

 

Jeanne LeBoucher

Claude Le BOUCHER : Seigneur de Campeau, Bailli de Beauvais

fils de : Georges Le BOUCHER †1615 (Ecuyer, Seigneur de Grumesnil, Warluis et Provinlieu) et de Catherine LOYSEL 1545-1618 (Dame de Warluis)

 Union(s) et enfant(s)

Marié avec Marie Dutestre THIERRY dont :

  •  Claude Le BOUCHER 1613-1666 marié avec Marie aux COUSTEAUX
  • Jeanne Le BOUCHER 1615-1695 mariée en 1637 avec Vincent PINGRÉ 1604-1655

Vincent Pingre sa filiation :

Vincent PINGRÉ

  • Né en 1604
  • Décédé en 1651 , à l’âge de 47 ans
  • Ecuyer, Sr de Fricamps, Conseiller du Roy, Pdt trésorier de France

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

6 Adrien Castelet sa filiation :

Adrien CASTELET

  • Notaire royal à Amiens

 Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

7 Pantaléon Pingré sa filiation :

Pantaléon Vincent PINGRÉ

  • Né en 1632
  • Décédé le 22 mars 1703 , à l’âge de 71 ans
  • Seigneur de Fricamps, Conseiller du Roi, Pdt trésorier de France

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

Fief de BELLETTRE

D'après un dénombrement du 10 juillet 1574 servi par Louis de Gourlay1, Seigneur d'Agincourt, Marquis de Crépy, Vicomte D'Aumale, Seigneur de Vauchelle et de Belestre à dame Françoise de Warty2.

Le fief, terre et seigneurie de Belestre se consistante en chef-lieu, maison seigneuriale, enclos, prez, terres à labour et bois, le tout en domaine, censives, champart et autre droit tenue en fief en plein hommage appartenant à M. Adrien Creton3, Chevalier Seigneur d'Herville, Belestre et autres lieux, fils et légataire particulier de M. Adrien Creton4 vivant Chevalier Seigneur de Willammeville, son père.

D'après le dénombrement de 1786 le domaine de Belestre était détenu par M. Louis-Joseph Gaillard5, Seigneur de Bouencourt, de Belestre, demeurant à Abbeville, héritier de M. Louis Joseph Creton6, ex-président au Présidial d'Amiens qui fut frère et héritier de M. Adrien Creton.

D'après un dénombrement du 7 avril 1795 servi par Monseigneur Charles d'Ailly7, Duc de Chaulnes, par César de Blottefière8, Marquis de Vauchelle et de Belestre tenue et mouvante à plein hommage de Picquigny.

Sources

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Louis de Gourlay filiation : 

Louis de GOURLAY

Chevalier, Seigneur de Pendé, Azincourt, Wargnies, Fontaines et Vauchelles 1560

 Parents

Quentin de GOURLAY (Chevalier, Sr de Pendé et Monsures, Seigneur d'Azincourt et vicomte de Domart)

Jacqueline de MONTMORENCY

 Union(s) et enfant(s)

Marié avec Michèle d'APPLAINCOURT (Parents : Jean d'APPLAINCOURT & Antoinette de DOMPIERRE) dont

 Antoine de GOURLAY marié avec Antoinette de WIGNACOURT

 Sanson de GOURLAY marié avec Françoise Louise de PISSELEU

 Elisabeth Isabelle de GOURLAY †/1629 mariée le 7 décembre 1596 avec Joachim de GOMER †1628

 Benjamin de GOURLAY

 Louise de GOURLAY mariée en 1606 avec Louis TRUFFIER

 Marie de GOURLAY mariée avec Antoine de RUNE


Françoise de Warty filiation :

Françoise de WARTY

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs


3Adrien Creton (fils) filiation : 
Adrien Creton (père)filiation :

Adrien CRETON

  • Ecuyer, Seigneur de Willemmeville, président au présidial d'Amiens

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

Adrien Creton, écuyer, seigneur de Wiameville ou Willameville, conseiller du roi et second président au bailliage d’Amiens, était fils de Jean Creton, juge au même bailliage, et d’Elisabeth Fournier. C’était un magistrat dont les revenus peuvent être évalués à cinquante mille de nos francs, ce qui était de nature à lui donner quelque surface au présidial. L’acquisition de la terre de Prousel ne pouvait qu’augmenter la con­sidération dont il jouissait ; celle-ci était assez grande paraît-il, pour qu’il fit usage d’un cachet à ses armes timbré d’une couronne de marquis.

La famille Creton, originaire de Normandie, était connue au xvième siècle aux environs de la ville d’Eu. On peut en établir la filiation directe depuis un Jean Creton, écuyer, seigneur du Mesnil- Réaume, vivant en 1546, marié à Marie d’Epinoy. Mathieu Creton exerça les fonctions de maire de la ville d’Eu en 1586, et Pierre Creton fut appelé à la même charge publique aux années 1600 et 1605 .

Les armoriaux donnent, pour armes, à cette famille, maintenue en sa noblesse le 49 avril 1602: d'azur à la croix engrêlée d'argent.


On peut tenir pour fort probable que vers l’année 1575, une branche de la famille Creton se fixa à. Amiens, attirée sans doute par l’achat d’un office. Jacques Creton en effet fut conseiller du roi et lieutenant particulier au bailliage de cette ville. De plus, il s’y maria en 1588 et épousa Catherine de Louvencourt ; puis il y mourut le 17 janvier 1614. Sa femme, qui lui survécut vingt ans, décéda le 14 septembre 1634 : l’un et l’autre furent inhumés dans le cimetière Saint-Denis. Ils étaient le bisaïeul et la bisaïeule d’Adrien Creton qui devint proprié­taire de la terre de Prousel en 1696; celui-ci, par une circonstance que nous noterons, se trouvait parent au huitième degré, dans la ligne ascendante maternelle, de Bastien Le Sellier et d’Antoinette de Calonne, propriétaires de la même terre au commencement du XVIème siècle.

Adrien Creton était un riche magistrat qui avait un certain état de maison, avec laquais, cocher et cuisinier. Ses biens étaient considérables. II possédait le fief de Willameville et la ferme d’Herville , la terre de Bellestre, le fief l’Hermite, le fief de Longpré-lès-Amiens, des terres à Mésières, Maucourt, Herleville, Boves, Oresmaux, Domart-sur-la-Luce, Vaux, etc. et enfin le domaine de Prousel évalué 150.000 livres en 1730.


Louis-Joseph Gaillard : Neveu de Louis-Joseph Creton , Louis-Joseph, Gaillard et se qualifiait écuyer, seigneur de Boëncourt. Ses contemporains ne l’ont connu que sous le nom de M. le président de Boëncourt ou Bencourt selon la prononciation en usage. Par lettres expédiées le 17 février 1730, il avait été pourvu de l’office de conseiller du roi, président au siège présidial d’Abbeville. Né le 16 avril 1709, il était alors âgé de vingt-et-un ans.
Ce jeune magistrat appartenait à une vieille famille d’Abbeville dont l’origine est imparfaitement connue. Il nous suffira de citer Claude Gaillard, mayeur d’Abbeville en 1596 ; Jacques Gaillard, lieutenant particulier en 1646 ; Louis Gaillard de Boëncourt, président au présidial pendant plus de trente années. Ce dernier était le grand’père de Louis-Joseph Gaillard qui posséda le château et la terre de Prousel.
Louis-Joseph Gaillard de Boëncourt possédait Prousel comme seul héritier féodal de son oncle, Louis - Joseph Creton. On croit que, pendant plusieurs années, il fit du château sa principale résidence et qu’il se plut à en décorer les apparte­ments. Il avait épousé, par contrat du 13 décembre 1732, Angélique d’Auberville-sur-Yere, fille de Nicolas d’Auberville-sur-Yère,  bailli du comté d’Eu, et de Jeanne de Monchy. Il laissa six enfants dont le suivant :


Louis-Jean-Baptiste Gaillard comte d'Auberville, né le 26 septembre 1733, mayeur d’Abbeville en 1768 et 1777; Il épousa Marie- Anne - Charlotte - Louise Mannessier, fille de Charles-Louis Mannessier de Brasigny. Quand vint la Révolution, il émigra. Rentré plus tard eu France, il habita au château de Prousel la plus grande partie de l’année. Après lui, Prousel vint à son fils, qui suit :
Louis-Charles-Désiré Gaillard comte d'Auberville se fixa à Prousel au commencement de ce siècle. 11 fut maire de la commune pendant vingt-trois années, de 1807 à 1830. Il mourut en laissant deux fils : 1° Louis-Charles-Adolphe qui vivait à Fontenay (Seine-et-Marne), en 1834; 2" Jean-Gustave, qui suit :
Jean-Gustave Gaillard vicomte d'Au­berville , à qui passa la terre de Prousel, était un ancien chef d’escadrons de cuirassiers. Il se fixa à Prousel, où son séjour fut marqué par de nom­breuses améliorations. Après son décès, le château et la terre seigneuriale passèrent à sa nièce ;
Marie - Amélie - Gaillard d’Auberville, mariée au général de La Moricière, lequel est décédé au château de Prousel le 11 septembre 1865. Quelques années après la mort du général, le domaine de Prousel a été vendu. Les Gaillard d’Auberville l’avaient possédé un siècle environ.

 

Louis Joseph Creton filiation 

Adrien CRETON

  • Ecuyer, Seigneur de Willemmeville, président au présidial d'Amiens

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

Ce fut à Louis-Joseph Creton que, par donation testamentaire, échurent la terre de Prousel, la maison de la rue des Jacobins, la terre de Willameville. l’office de président au bailliage, les terres situées à Maucourt, Rosières, Vaux, etc.

À la date du 8 octobre 1715, sur les registres de l'état civil de Prousel, on lit la signature :

« Louis-Joseph de Prousel », à côté de la signa­ture de sa sœur: « Marie-Thérèse Creton-Willameville ». Ayant succédé à son père dans l’office de président au présidial d’Amiens, Louis-Joseph Creton ne fut plus désigné que par le nom de :

« M. le président de Prousel ».

Louis-Joseph Creton mourut le 1er juin 1777 sans postérité . Il laissa sa propriété de Prousel à un neveu dont le nom avait été mêlé, douze années auparavant, à une des plus retentissantes et des plus déplorables affaires du XVIIIème siècle.


Charles d'Ailly filiation : 
César de Blottefière filiation :

César de BLOTTEFIERE

  • Décédé le 15 février 1719 - Vauchelles, 80779, Somme, Picardie, France
  • Chevalier, Marquis de Vauchelles, Lt du Roi en 1670

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 

2 Pierre Léon Dégorge
Jacques Charlart
4 François Castelet
5 Dame Jeanne Le Boucher : née à Amiens en 1615 fille de Claude Le Boucher, Seigneur de Campeaux, Bailli de Beauvais. (décèdée après le 15 janvier 1674 à Amiens), épouse de Vincent PINGRE de FRICAMPS
6 Vincent Pingré : Seigneur de Fricamp, Trésorier de France à Amiens, marié le 3 juillet 1630 avec Jeanne le Boucher. Né à Amiens le 12 septembre 1604 et décédé en 1651 à Amiens
Adrien Castelet :
Pantaléon Pingré :

Fief de CLARY

 

CLERY voir la description du sieur de clairy

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Date de dernière mise à jour : 26/10/2015