St-Ouen : 3397 habitants en 1906

Le plan par masse de culture de 1804 et le cadastre de 1832 donnent une représentation du village, traversé par le ruisseau ou rivière des Puits (cana de la Rigolel) et par la rivière de Naours (la Nièvre).
 
Le village rue s’est développé le long de la chaussée Brunehaut et, dans une moindre mesure, de la rue de Vignacourt, suivant un axe dominant N-O/S-E, témoin des circulations principales. Au nord du village, malgré la forte pente de la Cavée, on note la présence de plusieurs maisons, également implantées à l’entrée du chemin de la Cense et de la ruelle d’En-Bas, qui mène au marais.
 
Parallèles aux cours d'eau, il existe des voies secondaires, le chemin de Berteaucourt (qui double le sentier traversant la Bassure du moulin, de l’autre côté de la rivière) et le chemin de Berteaucourt à Bettencourt (rue de la Girafe), ainsi que des chemins qui donnent accès au marais (à l'ouest) et aux terres en culture (à l'est).
 
Plusieurs ponts construits sur la chaussée de Brunehaut permettaient de traverser les cours d'eau. Le principal, à quatre arches, était établi au niveau des moulins du château (plans de 1807 et 1834), le second en bois sur le canal des Puits, au sud de la mare (cadastre de 1834). Un troisième pont (cadastre de 1834) était établi sur le fossé Bazin, sur le côté de la mare qui occupe la chaussée.
 

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Le vieux St-Ouen, avec ses chemins impraticables a totalement disparu.

La construction prochaine de canivaux et de trottoirs en fera une sorte de, quand l'éclairage des rues sera installé.

Les habitations sont plus confortables, bien que chaque recoin soit utilisé pour faire des logements parfois mal conditionnés.

On fréquente l'école, le cours d'adutes et les bibliothèques. On connaît le chemin de la Caisse d'épargne et l'on assure ses bâtiments, ses bestiaux et ses récoltes.

Les cultivateurs forment une sorte d'association mutuelle pour les bestiaux qui vont au marais.

L'usine a sa société de secours en cas de maladie et d'accidents et sa caisse de retraites.
le bureau d'assistance a relativement peu de pauvre à secourir.

En 1864, la poplation était de 700 habitants, elle est aujourd'hui de 2762. Cette augmentation rapide est due au développement de l'usine Saint Frères qui ne connaît point de chômage forcé. Tant que cette usine prospérera St Ouen accroîtra son bien-être.

http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011261413544ltGlir/1/1

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Date de dernière mise à jour : 06/11/2015