St-Léger-les-Domart : 1970 habitants en 1906

 
Le cadastre napoléonien de 1832 donne une représentation assez précise du village à cette date. Il est établi dans une vallée affluente de la Nièvre, de part et d'autre de la rivière, le long de deux rues bordant le marais, la rue de l'Eglise (actuelle rue du Cimetière) et la rue de Bas (actuelle rue Anatole-Jovelet). A cette date, seule la rue Gosselin, dans laquelle se trouve un unique pont, relie les deux parties du village. Au nord de la voie, on distingue le petit bâtiment qui est la première école du village.
 
L'église apparaît isolée sur la hauteur surplombant le village. Au centre du village, dans le vaste marais, on distingue un manoir, accessible depuis la rue de l'Eglise, et une grosse ferme, vers Domart. Au sud du village, quelques maisons apparaissent le long du chemin donnant accès au marais (rue de Racourt). La rue d'En-Bas forme une rue place, aux abords du manoir et du croisement avec la rue Gosselin. Dans la rue de l'Eglise et la rue d'En-Haut, à l'est de la rivière, l'Implantation des logis est perpendiculaire à la voie, alors que rue d'En-Bas, elle est plus souvent parallèle, avec un logis généralement en retrait.
 
Entre 1851 et 1872, la densification de l'habitat se développe principalement rue de Bas, rue du Marais et rue Gosselin, où le nombre de maisons double durant cette période.
 
Une nouvelle école et mairie est construite en 1852, au centre du village, l'église est reconstruite, à proximité, en 1864.
 
La création de la voie ferrée, en 1874, est suivie du prolongement de la rue d'En-Bas vers le sud. Dans cette partie du village, sont construits de nombreux logements locatifs, par groupe de trois ou quatre. Le nombre de maisons de la rue de Bas passe de 89 à 124 entre 1872 et 1881. La cité Saint-Charles, construite aux abords de la gare de Saint-Léger, compte déà 50 logements en 1881.
 

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Saint-Léger se transforme depuis 30 ans, bénéficiant de la construction et de l'amélioration raison de la proximité de l'Usine Saint-Frères. Partout des habitations confortables ont remplacé les chaumières. Si le bien-être pénètre peu dans les familles, à cause de la modicité des salaires, l'instruction se dévelppe, et avec elle tous les bienfaits qui en découlent (institutions de prévoyance et de bienfaisance). La population flottante de la commune augmente sans cesse, les charges publiques équilibrées par de très minimes ressources.

http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011261413544IFITBr/1/1

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Date de dernière mise à jour : 06/11/2015