Historique du 503 R.A.A


Mai 1918 

Fin mai 1918 !... Epoque angoissante de la Grande Guerre. Les Français, le coeur serré, suivent les progrès de l’armée allemande s’avançant sur Paris par bonds qui semblent irrésistibles.
Nos ennemis ont atteint la Somme devant Amiens, l’Ourcq, la Marne qu’ils ont même franchie au sud de Dormans et de Château-Thierry.
Chacun se demande avec anxiété si cette offensive formidable marquera la défaite des Armées alliées. Rien en effet de plus déprimant pour un peuple que de voir son sol largement envahi par l’ennemi : pour la masse, c’est un fait qui parle et le seul qui semble être important. Et cependant la nation se refuse à considérer cette victoire allemande comme définitive. Elle se refuse à penser que quatre années de lutte sans répit seront inutiles et que la victoire nous échappera.
Le danger pressant et la volonté de n’avoir pas lutté pour aboutir à la défaite produisent un renouveau d’énergie.


Les premiers chars. Le char léger.

– Apparus pour la première fois en avril 1917, puis en octobre de la même année, les chars d’assaut ne conquièrent pas la confiance de l’infanterie. L’idée en semble même écartée. Il n’en est rien, le général Estienne commandant les chars d’assaut, sait, d’accord avec l’industrie française, réaliser un char qui, par sa légèreté, sa souplesse et sa puissance offensive, peut jouer au combat un rôle décisif : c’est le char Renault.
Dans le silence, la fabrication de plus en plus intense s’organise, les unités se forment, les évènements obligent notre commandement à hâter l’organisation des unités, à les jeter au combat à peine formées et instruites.
Le général Pétain, commandant les armées françaises, décide l’emploi en masse des chars.

 


Mai-juin 1918. 

L’importance du char s’affirme en soutenant le premier choc allemand. Les 501e et 502e régiments de chars légers montrent, dans les combats où ils sont engagés, que l’outil de la victoire est trouvé.

 


Création du 503ème régiment.

Les groupes des 7e, 8e et 9e bataillons forment le 503e régiment, dont le commandement est confié au chef de bataillon Michel, le 8 juin 1918. La figure de ce commandant de régiment restera présente à la mémoire de ceux qui l’ont connu. Ce fut, par ailleurs, un honneur pour le 503e d’avoir à sa tête l’homme qui, pendant plus de deux années, avait, comme adjoint au général Estienne, contribué à la construction, la mise au point du char Renault, en y apportant la finesse de son intelligence, une volonté à toute épreuve, une grande puissance de travail.
Du fait de son chef, le 503e se distingue déjà. Il ne lui reste plus qu’à affirmer sa maîtrise sur le champ de bataille pour se créer une page dans le livre des régiments glorieux.

 

L’entraînement. 

La tâche est rude. Hâtivement instruit au camp de Cercottes, le personnel des trois bataillons, à part quelques exceptions, ne connaît de l’appareil que la conduite.
Une étude technique sérieuse doit en faire connaître, dans tous les détails, les multiples organes.
L’emploi tactique est à étudier pour être mis immédiatement en application. Le temps presse. Le 7e bataillon au camp de Champlieu, les 8e et 9e dans la forêt de Fontainebleau, s’entraînent sans répit.
La concentration de ces trois bataillons au camp de Mailly, le 1re juillet, donne au 503e une personnalité qui va s’affirmer de plus en plus. Ce ne sont plus des unités isolées, travaillant pour leur compte personnel, elles participent à des actions d’ensemble, se connaissent, s’étudient, se comparent.
L’isolement absolu du camp oblige chacun à n’avoir comme souci que celui de sa fonction, du rôle qu’il joue et de celui qu’il sera appelé à jouer.
« On n’est pas là pour longtemps », disent des poilus dans ce langage vrai qui leur est familier et qui, en quelques mots, sait préciser tout un monde d’idées.
On n’en travaille qu’avec plus d’ardeur et de conscience.
A partir de ce moment, l’appareil confié à un équipage n’est plus une simple machine dont on a l’entretien. « Mon char » représente, pour son équipage, une personne à qui on va se confier. C’est un ami.
Le char est, parmi tous les instruments de guerre, celui auquel l’homme devait le plus s’attacher. Chefs de char et mécaniciens comprennent que leur rendement au combat et leur vie propre dépendent des qualités de leur appareil. Les chars se couvrent de noms. Certains inscrivent un nom qui leur tient au coeur, d’autres le nom d’une vertu guerrière, d’autres enfin, par des signes, narguent l’ennemi qu’ils veulent abattre.


L’alerte le 14 juillet 1918.

C’est dans un état d’esprit singulier, que le 14 juillet 1918, le 503e régiment entier est alerté. Une nouvelle et puissante attaque allemande est imminente. Une gaieté rayonnante préside aux préparatifs de départ.
Dans le plus grand calme, les bataillons s’ébranlent et se séparent pour prendre place dans les secteurs où ils sont attendus.
Dans un même secteur, à leur tour, les compagnies suivent leurs missions spéciales, les sections enfin prendront leur autonomie à leur base de départ. Eloignées les unes des autres, les différentes
compagnies apprennent avec un intérêt marqué les situations nouvelles faites à leurs soeurs. Déjà les reconnaissances se croisent. On se dit à peine bonjour, mais les yeux parlent. L’heure n’est plus aux phrases banales. Tout en restant gais et pleins d’entrain, les visages marquent une note sérieuse.
L’infanterie, avertie de la présence du régiment, attend son intervention avec scepticisme.
A la veille de l’attaque, chaque chef de section lit à son personnel l’ordre du jour du commandant Michel :
« Officiers et hommes du 503e ! N’oubliez pas le mot d’ordre du régiment. Canons et mitrailleuses pour neutraliser et tuer. Chenilles pour pilonner le Boche s’il résiste. Toujours en liaison étroite avec notre infanterie. Camarades, la journée de demain verra briller votre gloire. »
Puissante exhortation qui, dans le fracas des éclatements allemands, exaltait encore à la haine du Boche et la volonté de l’abattre.


2ème bataille de la Marne.

Les Allemands déclanchent le 15 juillet l’offensive prévue sur la Marne. Sur l’Ourcq, notre VIe Armée, appuyée par le 503e régiment, prépare une contre-offensive sur l’aile droite allemande. Elle se déclanche le 18 juillet de la base générale de départ marquée par l’Ourcq en direction nord-est.
Les 7e, 8e et 9e bataillons sont affectés respectivement aux 2e, 47e et 163e D. I.
Du 18 au 26 juillet, les combats se succèdent sans arrêt ; à leur tour, les sections s’élancent à l’attaque ; retirées du combat pendant un jour, sans prendre de repos, elles remettent leur matériel en état pour reprendre immédiatement la lutte.
Des reconnaissances partent dans toutes les directions. Un contact étroit s’établit entre l’artillerie d’assaut et l’infanterie.
Rapidement celle-ci est mise au courant du mode d’action des chars et, avec une conscience remarquable, des équipes de travailleurs vont faciliter aux nouvelles machines de guerre leur marche d’approche en leur frayant un passage dans un terrain bouleversé. Le 7e bataillon appuie les attaques des 208e, 8e et 305e régiments d’infanterie et le 4e groupe de B. C. P.
La cote 63, le ravin de Mortefontaine, Marguy, sont les objectifs à atteindre. Des attaques menées par l’infanterie quelques jours auparavant avaient échoué. L’abondance des mitrailleuses ennemies enrayait les efforts de nos troupes. D’un seul élan, tous les objectifs sont atteints par les chars, suivis de près par l’infanterie, qui, occupant les positons, s’y installe solidement
Le 8e bataillon, dans cette même journée, aide les 50e 70e 115e 54e et 14e B. C. P. et assure à nos armes la conquête des villages de Monnes et Cointicourt.
Au 9e bataillon, la 325e compagnie permet aux chasseurs à pied une avance de 9 kilomètres dans la direction de Sommelans. Le matériel capturé par cette compagnie est considérable : 7 canons de 77, un grand nombre de mitrailleuses sont le fruit de ces engagements consécutifs.
Le moral des équipages est splendide. Un jeune mécanicien dit après ce premier engagement :
« Je suis allé au combat comme à une fête. »C’est encore la guerre pour ceux qui l’ont faite dans d’autres armes, mais elle se présente à eux sous un jour tout nouveau. L’impressionnant sifflement de l’obus qui arrive n’est plus entendu, les balles de mitrailleuses crépitent sur les blindages, ne provoquant que le sourire narquois de l’équipage ; on oublie même le danger.
L’infanterie donne sa confiance aux chars, son enthousiasme est indescriptible.
Le 19 juillet , entraînées par l’exemple de celles qui les avaient précédées, d’autres unités partent, avec le même élan, le même courage.
Dans cette matinée du 19 juillet, une section de chars du 9e bataillon, exécutant sa marche d’approche, rencontre un capitaine d’infanterie grièvement blessé au bras : « Tâchez de faire
comme vos camarades de la section du 8e bataillon, dit-il, les Boches ne tiendront pas longtemps. »
Le fantassin n’est pas très prodigue de compliments et, pour provoquer son admiration, il faut un acte qui sorte de l’ordinaire.
A la fin de la journée du 19 juillet, la cote 127, Neuilly-Saint-Front, la ferme Maubry, la ferme de Vaux, tombent entre les mains de la 2e D. I., tandis que la 47e D. I., soutenue par les chars du 8e bataillon, s’empare de Remontraisin et de Rosny. La lutte a été dure ; avertie des succès remportés hier et de la présence d’un grand nombre d’autres chars pour continuer l’attaque, l’artillerie allemande s’acharne sur les endroits où les rassemblements d’appareils étaient possibles, ainsi que sur les points de passage obligatoires. Néanmoins, les sections luttent jusqu’au dernier char.
Une section de la 324e compagnie perd, au cours de l’attaque, rois de ses appareils et réussit avec les deux chars restant à dégager complètement la ligne de chemin de fer puissamment organisée de Monnes à Neuilly-Saint-Front. Elle n’abandonne la lutte qu’au moment où, du fait de l’artillerie ennemie, les chars ne peuvent plus avancer.
Le 20 juillet met en valeur les équipages de la 319e compagnie, qui permettent au 8e R. I. de reprendre le bois de Latilly, Ressons et Trévise.
Le 23 juillet, les compagnies 320, 321 et 327 s’élancent sur le bois du Roi et le bois du Châtelet et en donnent les lisières à la 47e D. I.
Les positions sont âprement défendues.
Une même section de la 327e multiplie les efforts, s’élance trois fois à l’attaque pour donner son appui à trois régiments différents.
Les unités du 8e bataillon, après ces premiers engagements, étaient sérieusement ébranlées. Il fallut reconstituer les équipages et leur donner des appareils auxquels ils puissent accorder toute leur confiance.
Le 24 juillet, une section de la 324e compagnie se distingue pendant toute une journée à l’attaque de Coucy. Malgré les difficultés du terrain, un bombardement incessant, cette section entre la première dans le village, capturant des canons et plusieurs mitrailleuses. Les 25 et 26 juillet, la compagnie 323 reprend l’attaque avec la 164e D. I. Les Plâtrières sont l’objectif à atteindre. La lutte est plus dure ; le mordant de l’infanterie finit par avoir raison de la résistance. Ici encore, les sections luttent jusqu’au dernier appareil. Chaque homme a conscience de l’importance de sa mission et, privé de ses chefs, continue seul la lutte.
Après l’effort considérable accompli par les trois bataillons, le 503e est retiré du combat. Les opérations de la VIe Armée sont terminées. Le 503e emporte la consécration de sa valeur par des témoignages d’admiration de tous les régiments d’infanterie auxquels il avait donné son appui.
« Si vous n’aviez pas été là, disaient des poilus à leurs camarades du 7e bataillon, on n’aurait pas dépassé Passy-en-Valois. Or, la 2e D. I. alla d’un seul bond à tous ses objectifs. »
Un repos nécessaire fut donné au régiment après ces dix jours d’épreuve et de fatigues de tous genres, courageusement supportées. Dans l’Oise, les villages de Survilliers, Pontarmé, Montgrésin, reçurent les différents bataillons avec admiration. Les équipages étaient fiers de montrer sur leurs chars les traces de balles allemandes qui s’étaient écrasées sur les blindages. Avec quelle joie racontaient-ils, sans en oublier le plus petit détail, les combats auxquels ils avaient pris part, avec quelle émotion parlaient-ils de leurs morts. Si le 503e n’était pas connu de l’opinion publique, celle-ci, par la voix des journaux, rendait un hommage éclatant à toute l’artillerie d’assaut.



___________

Bataille de la Somme.

 

La contre-offensive de juillet, magnifique réponse à l’offensive allemande, n’est qu’une première phase. Dans les premiers jours d’août 1918, si la « poche » de Château-Thierry est nettoyée, l’ennemi tient encore celle de la Somme. Le 3 août, le 9e bataillon se prépare de nouveau à intervenir ; encore essoufflées du dernier combat, les 325e, 326e et 327e compagnies puisent dans tout le régiment le personnel et le matériel nécessaires pour reprendre la lutte. Le repos est très court. Sans mot dire, chacun reprend son poste et se remet au travail. Débarquées à Boves, dans la nuit même de leur départ, les trois compagnies du bataillon se concentrent dans les environs de Fouencamps. Comme aux premiers engagements, des reconnaissances de terrain, la liaison avec l’infanterie, s’organisent. Déjà on sent chez les artilleurs d’assaut une maîtrise d’eux-mêmes et une conscience exacte de l’effort qu’ils peuvent donner et des résultats que l’infanterie peut espérer de leur intervention.
Le 9e bataillon, renforçant les unités du 504e régiment de chars, permet aux divisions de la Ire Armée de conquérir, en trois jours, la presque totalité du terrain pris par l’ennemi au cours de son offensive de mai. Le 8 août, aidant le 9e zouaves, la 325e compagnie, partie du village de Thennes, réussit à dégager complètement le village de Fresnoy. La 326e compagnie se révèle comme une magnifique unité de combat. La violence des tirs de barrage, causant de lourdes pertes dans les sections d’attaque, ne diminue pas l’énergie des équipages ; la contre-attaque est dure, néanmoins, le 1re régiment de tirailleurs marocains, grâce à l’appui de cette compagnie, porte sa première ligne à 9 kilomètres en avant de sa base de départ.
La 327e compagnie, mise à la disposition du 1re régiment mixte, se prépare à livrer combat avec deux sections dans la matinée du 9 août, après avoir effectué, dans la journée précédente, un parcours de 20 kilomètres dans un terrain difficile. Pendant la nuit qui précéda l’attaque, la marche d’approche fut continuée. Au prix de difficultés réelles, provenant et de l’orientation dans cette nuit épaisse et du terrain bouleversé, de la fatigue enfin du personnel, difficultés surmontées par la valeur de son chef, la compagnie était à l’heure fixée pour l’attaque. La prise d’Haugest-en-Santerre vint couronner les efforts de tous les assaillants. Accompagnés d’une infanterie douée d’un mordant et d’une science évidente, les chars d’assaut accomplirent tout ce que l’on était en mesure d’attendre de leur appui. Jusqu’à leur intervention réelle, les chars, à la hauteur de la deuxième vague d’assaut, s’avançaient. Un ordre parfait présidait à tous les mouvements et la clarté de cette matinée d’été donnait à ce déploiement le caractère d’un spectacle grandiose.
Déjà instruit de la présence de chars sur le champ de bataille, le Boche, auquel des consignes sévères de résistance ont été données, ne quitte plus sa mitrailleuse à l’approche des appareils. On sent dés ce moment que l’ennemi va chercher de plus en plus les moyens de se défendre contre une arme qui compromet sa retraite.
N’ayant plus ni le temps ni les moyens nécessaires pour opposer à nos chars plus puissants, il crée, dés le mois d’août, à Mézières-Charleville, un centre d’instruction de défense. Le fusil
12 m/m, le canon léger, l’organisation de champs de mines et la manoeuvre, telle est la réponse que l’ennemi fit aux équipages de chars et au 503e en particulier. Enfin, pendant tout le mois d’août, des escadrilles entières font, de jour et de nuit, des attaques répétées sur les cantonnements des bataillons. Par tous moyens l’ennemi multiplie ses efforts pour rendre impossible l’emploi des chars.

 

Bataille de l’Aisne

 

La Xe Armée (général Mangin) prend l’offensive dans la région de Soissons, dans la direction de Laon, pour crever le centre allemand. Le 503e est mis à sa disposition.
Sans prendre de repos, le 9e bataillon s’embarque à Moreuil à destination de Vic-sur-Aisne, où le régiment se reconstitue par l’arrivée des 7e et 8e bataillons, cantonnés à Berny et Vignolles.
La journée du 28 août voit, sur le plateau de Pasly, l’héroïsme des équipages du 503e. Dans cette même journée, les 326e et 327e compagnies attaquent par l’est, tandis que par l’ouest une autre section de la 327e essaye un mouvement tournant. La résistance allemande, constituée au Monument des Instituteurs par un canon léger et des fusils anti-char, anéantit, un à un, presque tous les chars qui s’avancent. Poussant l’héroïsme jusqu’à ses dernières limites, le maréchal des logis Chabin, un poilu de 56 ans, dont la figure reste légendaire au régiment, repart seul dans un char blanchi par les balles et vient à bout d’une partie de la résistance de l’adversaire.
L’importance de la position provoque l’acharnement de la défense. A 4 heures du soir, la dernière section de la 327e repart à l’attaque et subit le sort de celles qui l’avaient précédée.
S’il faut avouer qu’aucun résultat appréciable ne fut obtenu, il faut reconnaître que le 503e vit, dans cette rude journée, ce qu’il pouvait attendre de ses enfants comme courage et esprit de sacrifice.
Deux jours après, d’ailleurs, le communiqué allemand, relatant les faits de cette journée, parle de l’héroïsme de ses cuirassiers de la garde luttant contre celui des chars français.
Le 30 août, la 319e compagnie dégage la voie ferrée de Juvigny à Chavigny, le bois du Couronné, et, toujours avec le 232e R. I. permet le lendemain l’occupation du bois des Faucons, tandis que la 322e compagnie participe à l’attaque de Crouy.
Leurry ! 31 août. C’est à ce village que se rattachent les souvenirs les plus durs du régiment. Les accidents naturels du terrain rendaient l’action des chars extrêmement difficile.
Sans doute, les attaques étaient menées sur les plateaux, mais ceux-ci, très étroits, restaient bordés à droite et à gauche de profonds ravins, qui, s’il donnaient aux compagnies alertées un défilement de tout premier ordre, étaient des points de surveillance sur lesquels l’artillerie ennemie s’acharnait avec un violence inouï. Après une longue et lente marche d’approche qui réussit à ne pas éveiller l’attention de l’ennemi, deux sections, l’une de la 320e compagnie, l’autre de la 325e compagnie, s’emparent du village et entreprennent immédiatement l’exploitation de leur succès.
Mais la route de Soissons-Béthune, puissamment défendue contre les chars par un personnel spécial chargé d’enrayer leur avance, empêche la progression des 277e et 42e R. I.
Le lendemain, l’attaque est reprise sur la même ligne. 3 sections de la 321e compagnie s’y dépensent sans compter. Tout est mis en oeuvre pour atteindre le but, mais la résistance se renforce de plus en plus. Les assauts répétés sont autant de traits d’héroïsme des différents équipages.
Le 2 septembre, la 320e compagnie toute entière lance encore ses chars. La 325e compagnie porte sur ce même point l’effort de ses trois sections, et, au prix de pertes sérieuses, donne enfin à nos armes le résultat cherché.
A Crouy, ce même jour, la 323e compagnie, marchant en avant de son infanterie, est prise à partie par l’artillerie ennemie en traversant le village. La lutte devient plus âpre encore. Ne pouvant par ses coups répétés arrêter l’élan des chars, l’Allemand s’attaque au personnel qui les abrite. L’atmosphère se remplit de gaz toxiques. Qu’importe ! le désir de vaincre s’affirme davantage et, en dépit de difficultés sans cesse grandissantes, le plateau est atteint. La 324e compagnie lance deux sections dans la direction de Bucy-le-Long. La première ne peut arriver à atteindre l’ennemi, l’autre, ne pouvant gravir les pentes du plateau, oblique à droite et atteint ainsi les lisières du village. Ce mouvement, exécuté avec hardiesse, provoque chez l’ennemi un mouvement de surprise, puis de panique. Plus de 100 prisonniers, la défense du village, tombent entre nos mains. Toute la gauche de la 5e D. I. pouvait ainsi reprendre la marche en avant.
Le 3 septembre, le bombardement à obus toxiques n’a point diminué d’intensité. A grand peine, la 319e compagnie peut-elle envoyer une section pour aider le 145e R. I. à la conquête de la
cote172 et de l’est de Terny-Sorny. Avant le départ, les équipages sont hors de combat et des équipes de secours prennent dans les chars la place de leurs camarades blessés. A la 322e compagnie, les appareils sont mis hors de combat avant même leur intervention.
En huit jours, le 503e était réduit à la moitié de son effectif. Les résultats acquis avaient été considérables, mais les pertes étaient lourdes.
L’ennemi renforçait chaque jour une résistance très puissante. Il se rapprochait de la fameuse ligne Hindenburg qui lui avait servi de point de départ en mars 1918 et sur laquelle il comptait s’appuyer.
Les journées suivantes devaient se livrer des combats plus sanglants.
Avec énergie, le 503e se présente encore à l’ennemi. Des compagnies de marche sont formées à l’intérieur des bataillons réduits à 4 ou 5 sections et, le 14 septembre, le régiment attaque.
Les 320e et 321e compagnies, soutenant les 67e et 327e R. I., font passer entre les mains françaises le ravin de Gouvailles, le bois de la Souris et le bord sud du plateau de Colombes.
Au 8e bataillon, deux sections de la 322e compagnie partent avec le 168e R. I., dépassent la première ligne française et engagent le combat.
Un à un, les chars sont mis hors d’état. Le terrain « lunaire » sur lequel se déroule la bataille oblige les appareils à conserver une allure lente, qui rend plus précis et facilite le tir de l’artillerie ennemie.
Deux sections de la 324e compagnie sont de même anéanties.
Enfin les chars restant de la 323e compagnie réussissent à traverser en oblique toutes les organisations du plateau Mennejean. Quelques minutes après, un seul char survivait, celui du chef de section, qui continua seul l’attaque de la ferme.
A l’est de ce même plateau, la compagnie de marche, formée de chars restant de la 325e compagnie et de la 326e compagnie, se heurte, sur les pentes du ravin de Sancy, à une furieuse résistance qui l’oblige à abandonner la lutte. Deux sections de la 327e compagnie appuient le 42e R. I. Dépassant l’infanterie de plus de 500 mètres, ces deux unités s’engagent dans le « Chemin Creux », d’où provenait la résistance, n’y trouvant que quelques mitrailleuses qui semblent abandonnées et s’en emparent. Caché dans des sapes profondes, l’ennemi laisse passer les chars. Le feu des canons légers s’ouvre alors et se précise. Les mitrailleuses allemandes sortent de terre et, en quelques minutes, blessent gravement tous les équipages qui peuvent heureusement regagner nos lignes. Dans des conditions tout aussi difficiles et tout aussi périlleuses, la 31e compagnie, le 16 septembre, achevait la conquête du plateau de Colombes.
A la suite de tous ces combats, le 503e est à bout de souffle et ne peut plus lutter sans renforts et sans repos. Le régiment est relevé, emportant dans ses cantonnements de repos le souvenir d’une lutte gigantesque, mais glorieuse avant tout.
Les efforts du 503e ne sont pas vains, ses pertes ne sont pas inutiles. Son énergie a pesé dans la lutte, elle a augmenté la somme totale des énergies du commandement français à tous les échelons, des énergies des troupes et, en particulier, des régiments de chars. Si nos troupes paraissent usées, l’ennemi l’est bien davantage. Sa confiance est ébranlée. Il se sent empoigné par une main de fer qui le frappera tant qu’il ne sera pas à terre. Notre énergie trouve sa récompense : c’est enfin la Victoire !

Bataille des Flandres

 

Dès le milieu d’octobre, la victoire s’annonce. De tous côtés, le front s’ébranle. La retraite précipitée de l’ennemi donne à l’artillerie d’assaut l’occasion de se distinguer. La revanche des journées de septembre est donnée au 503e dans la bataille des Flandres. Le 29 octobre, le 7e bataillon débarque à Inguelmunster et cantonne à Boschen. Le 8e bataillon resta à Inguelmunster, son lieu de débarquement. C’est dans un pays en fête que le 503e
est reçu : depuis quelques jours à peine, les Allemands, abattus par les Armées alliées, lâchent le terrain où, pendant quatre années, ils s’étaient cramponnés.
L’apparition des chars Renault éveille la curiosité de la population belge, depuis quelques mois les Allemands lui avaient parlé des désordres causés dans leurs rangs par ces machines en apparence si pacifiques. La présence des chars et l’allure devenue farouche de leurs équipages augmente encore la confiance du peuple belge.
La plaine des Flandres offrait aux chars un terrain idéal de combat. Les plus grands espoirs étaient permis. Plus de tranchées ni de résistance sérieuse, à part un assez grand nombre de fusils anti-char qui constituaient une défense réelle. Les appareils ne trouveront plus sur leur passage que quelques mitrailleuses destinées à protéger l’armée allemande en déroute.
Le 31 octobre, les 319e et 320e compagnies atteignent Driesch, la ferme Augistingoald. L’infanterie du 34e C. A., dans des élans superbes, occupe rapidement les positions ennemies qui n’avaient pas résisté à l’action des chars : la ferme Paris, Grulegoed, le village et le château d’Eche. Enfin les bords de l’Escaut tombent aussi sous les coups du 7e bataillon.
Pas de fermes, pas de haies qui n’aient reçu l’atteinte des balles et des obus des chars. L’infanterie avait « collé » avec enthousiasme et occupé les positions sans avoir perdu un seul homme.
Le général commandant la 2e D. I. adressa des félicitations personnelles au 7e bataillon. Celui-ci avait donné toute sa mesure, tant par la rapidité de la mise en place de ses compagnies, parcourant sur chenilles 40 kilomètres en vingt-quatre heures, et la précision de ses reconnaissances, que par l’irrésistible puissance de ses moyens offensifs.
Plus à droite, cinq sections du 8e bataillon attaquent avec les 54e et 67e R. I., auxquels elles sont affectées. Elles mènent la lutte pendant toute la journée du 1re novembre.
Les chars progressent sans difficulté, n’ayant ni réseaux de fil de fer à traverser, ni de tranchées à franchir. Le bombardement précis, le barrage meurtrier n’existe pas. Ce ne sont plus les journées de septembre et ce n’est qu’un jeu pour ces vaillantes sections de lutter contre les mitrailleuses isolées, derniers vestiges de l’armée allemande à l’agonie.
Les bords de l’Escaut étaient atteints. La guerre était finie.
Le 11 novembre, l’armistice trouvait le 503e toujours en alerte et prêt avec ses trois bataillons à délivrer la Belgique. Au cours des trois mois pendant lesquels l’appui du régiment fut demandé par les Armées alliées, le 503e avait engagé ses sections dans 105 combats différents.

Les exemples



Les succès remportés par le 503e, dans les différents secteurs d’attaque, sont dus à l’énergie et à la compétence des chefs, à la bravoure et à l’initiative des équipages, aux services indispensables rendus autour des chars par les agents de liaison et les équipes de dépannage.
Voici les plus beaux exemples à citer au 503e, mais beaucoup d’autres pourraient y être ajoutés.
Dans les chars. – L’exemple du brigadier Chevrel (327e compagnie) montre l’esprit de sacrifice poussé jusqu’aux dernières limites. Au cours de l’attaque du bois du Châtelet, au milieu des
lignes allemandes, son char refuse d’avancer. Enfermé dans sa tourelle, le brigadier Chevrel mitraille sans répit, jusqu’à complet épuisement de ses munitions, les ennemis qui tentent de l’approcher, abattant à coup de revolver ceux qui, ayant pu se glisser jusqu’à son appareil, le sommaient de se rendre. Seul dans son char, il soutient la lutte sans faiblir pendant trente-six heures, au bout desquelles l’avance de l’infanterie vient enfin le délivrer.
Le brigadier Lecomte (326e compagnie) reste seul aussi de sa section, il place son char en avant de la ligne d’infanterie et tient en échec une contre-attaque ennemie. Vers la fin du combat, sa mitrailleuse est mise hors d’usage, il sort de son appareil et, ramassant un fusil mitrailleur abandonné, donne, par sa position avancée à la résistance française, un appui de tout premier ordre.
Le brigadier Mouillaux (320e compagnie) n’attend même pas que l’infanterie vienne achever la destruction de tout ce qui s’oppose à son avance, son char est immobilisé au cours de l’attaque et, pour ne pas quitter sa section, il part seul en avant de l’infanterie. En rampant, il s’approche d’une mitrailleuse légère, s’élance sur elle et fait prisonnier les servants.
Le maréchal des logis Dumarest (319e compagnie) après avoir eu le spectacle de deux mécaniciens mis successivement hors de combat à l’intérieur de son char, malgré les gaz toxiques, continue l’attaque avec le même entrain, conduit par un troisième conducteur.
Le maréchal des logis Bouret et son mécanicien Mensac (324e compagnie) s’offrent pour appuyer une section de chasseurs alpins dans une reconnaissance difficile vers la ferme Misère. Cette poignée de braves, à elle seule, s’empare de la ferme puissamment défendue, capture la garnison et deux canons de 77.
Resté seul dans sa section, le char du mécanicien Recourse (320e compagnie) lutte encore, mais seule aussi une mitrailleuse ennemie empêche l’avance de l’infanterie ; ne pouvant plus tirer, celui-ci écrase de ses chenilles cette dernière résistance.
C’est la rage au coeur que les blessés quittent leurs appareils : certains, tel le lieutenant Lunot (321e compagnie) et le mécanicien Mestivier (327e compagnie) refusent de se laisser évacuer pour lutter encore à bord de leur char.
Le brigadier Dubouis et le mécanicien Granier (319e compagnie) donnent enfin un superbe exemple d’énergie, d’entrain et de camaraderie. Dés qu’un équipage est blessé, ils réclament l’honneur de les remplacer. Ils participent à tous les engagements de leur unité, ils affrontent les mêmes dangers. Liés d’une amitié que seule la guerre peut créer, ils ont trouvé dans le char le moyen de s’unir davantage, de se lier dans le sacrifice.
Le mécanicien Besse (320e compagnie), lui aussi, quitte son char démoli par un obus et, prenant un fusil, continue l’attaque dans les rangs des fantassins. Ne pouvant plus combattre avec son char hors de combat, il combat quand même comme fantassin.
Invisibles sous leur carapace d’acier, le mécanicien Gilles et le maréchal des logis Joseph (323e compagnie) accomplissent d’une façon obscure un acte d’énergie. Gilles, ayant eu les deux yeux crevés au cours de l’attaque, trouve encore l’énergie suffisante pour ramener lui-même son char dans les lignes amies ; le maréchal des logis Joseph, grièvement blessé au vente, le guide.
Ce ne sont plus des hommes qui conduisent ce char, ce sont deux volontés tendues vers le même but.
Le char du mécanicien Pecqueur (8e bataillon) se transforme rapidement en une fournaise. Le chef de char est encore vivant. N’écoutant que son courage, Pecqueur pénètre dans la tourelle malgré les flammes et les explosions de munitions, dégage son chef de char et, sous le tir de l’ennemi, l’emporte seul jusqu’au poste de secours.
Le mécanicien Raymond (325e compagnie), couvert du sang de son chef de char broyé par un obus dans la tourelle et blessé lui-même, ramène son appareil au point de ralliement. A bout de force, il s’évanouit après avoir acquitté sa tâche.


Les unités de combat

Le lieutenant Jeannin (325e compagnie), admirablement secondé par son mécanicien Houchot, place sa section parmi les meilleures unités de combat. Tous les engagements auxquels elle prend part dénotent sa souplesse. Ses chefs de chars sont des tireurs adroits, fouillant et nettoyant le terrain qu’ils traversent. Ils obéissent rapidement aux signaux de leur chef et cependant chaque char semble avoir une allure indépendante. Par des encerclements vivement menés, des batteries tombent dans sa main, et quand la manoeuvre est impossible, le lieutenant Jeannin se fraye un chemin au milieu des obus qui cherchent à l’atteindre et cloue sur leurs pièces les servants ennemis.
La maîtrise avec laquelle le sous-lieutenant Berque (319e compagnie) conduisit sa section à l’attaque de la ligne du chemin de Juvigny à Chavigny a provoqué l’enthousiasme de l’infanterie, permettant ainsi une avance de 1.500 mètres nécessaire à la progression de toute la gauche de la division. Manoeuvrant l’ennemi, se défilant de ses coups, le sous-lieutenant Berque parvient à s’approcher du passage à niveau établi sur la ligne. Avec un ensemble merveilleux, ses cinq chars, concentrant leurs feux, anéantissent les mitrailleuses ennemies. Son char ayant été atteint par un obus, cet officier remonte dans un autre et poursuit ainsi sa mission.
Le nom de l’aspirant Guibert restera une des plus belles figures du 8e bataillon. Toutes ses attaques son menées avec une fougue irrésistible. Il ravive le mordant de l’infanterie et provoque son enthousiasme. L’initiative de ses mouvements met la panique dans les rangs ennemis. Le danger n’existe pas pour lui. Il ne voit que le but et l’atteint : en plein combat, il répare ses appareils et, sans perdre de temps, reprend sa marche en avant.
Dans tous les engagements, les maréchaux des logis, commandants de demi-section ou de section, Metz (320e compagnie) et Boissenin (325e compagnie) se révèlent des chefs au-dessus de toute éloge. Ils ne quittent le terrain qu’ils occupent que pour le livrer à l’infanterie amie, après s’être assurés qu’elle n’a plus besoin de leur concours.
Le capitaine Negraval (321e compagnie), ayant perdu au combat ses trois chefs de section, prend le commandement d’une section dont l’appui est nécessaire à l’infanterie, et, montant dans un char, relève par son exemple l’énergie de ses équipages.
Le lieutenant Courserand (320e compagnie) donne l’exemple d’une énergie et d’une initiative magnifiques. Commandant d’échelon, il accompagne les chars dans tous leurs engagements. Au cours d’un combat, il remplace spontanément un de ses camarades blessé et prend le commandement de la section d’attaque. Non content d’avoir anéanti la plus grande partie des mitrailleuses allemandes, il sort de son char. S’improvisant chef de section d’infanterie, il entraîne par sa bravoure toutes les compagnies d’attaque privées de leur chef et les installe solidement sur leurs nouvelles positions.
Le maréchal des logis Raynal (320e compagnie), chargé du dépannage, imite l’exemple du lieutenant Courserand en remplaçant dans son char un chef de section blessé.
Autour des chars. – A côté des chars, les agents de liaison et d’observation remplissent un rôle non moins glorieux.
Le canonnier Sabardin (8e bataillon) précède sa section dans sa marche en avant ; le premier, revolver au poing, le 18 juillet 1918, il entre dans la ferme Lessart, ayant échappé par miracle aux rafales de balles dirigées sur les chars et, par la précision de ses renseignements, permet l’avance de tout le bataillon d’attaque.
Dans des conditions difficiles, le canonnier Mirabelle (8e bataillon) et Gautheir (7e bataillon) quittent les premières vagues d’assaut arrêtées par le tir de l’ennemi, s’élancent en avant et, rejoignant les chars, leur situent les résistances.
Toutes les belles figures du régiment n’ont pas été citées. Il a simplement été choisi les plus jolies fleurs d’un magnifique bouquet de gloire.
Les VIe, Ire et Xe Armées, l’Armée des Flandres, en conservent les noms.
Le 503e avait fait, dans la bataille, une brusque et magistrale entrée. Qu’ils soient fiers de l’oeuvre accomplie, elle est grande :
Ce fut un régiment de héros !
Ce fut un régiment de Français !
___________

RÉCOMPENSES DÉCERNÉES AU 503e RÉGIMENT



A la suite des combats auxquels prirent part les différentes sections du régiment :
11 officiers reçurent la croix de chevalier de la Légion d’honneur, savoir :
Capitaine Billy (Albert) ;
Capitaine Taudin (Jean) ;
Capitaine Gorse (Maurice) ;
Capitaine Angely (Raoul) ;
Capitaine Piton (Pierre) ;
Lieutenant Courtois (Gaston) ;
Lieutenant Viel (Léon) ;
Lieutenant Jeannin (Charles) ;
Lieutenant Desmas (Paul) ;
Lieutenant Junia (Joseph) ;
Sous-lieutenant Lévy (Alexandre) ;
12 sous-officiers, brigadiers et hommes reçurent la Médaille militaire, savoir :
Aspirant Guibert (Jean) ;
Maréchal des logis Félisaz (Georges) ;
Adjudant Berque (Charles) ;
Maréchal des logis Mouillaux ;
Maréchal des logis Fallou (Albert) ;
Maréchal des logis Clément (Gaston) ;
Maréchal des logis Chabin (Georges) ;
Maréchal des logis Darre 5Cl2ment) ;
Adjudant Demissy (Jean) ;
Maréchal des logis Singer ;
Brigadier Chevrel ;
Chasseur Laherrère (Jean).
Les 7e et 8e bataillon ainsi que la 327e compagnie, qui ont obtenu deux citations à l’ordre de l’armée, se sont vus attribuer la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.
En outre les unités ci-après ont été citées, savoir :
La compagnie 319 a été citée à l’ordre du 8e régiment d’infanterie ;
La compagnie 322 a été deux fois citée à l’ordre de la division ;
La compagnie 323 a été citée à l’ordre de la division ;
La compagnie 325 a été citée à l’ordre de l’armée ;
La compagnie 326 a été citée à l’ordre de l’armée et à l’ordre de la division.
De plus, le 503e a obtenu pour son personnel :
45 citations à l’ordre de l’armée ;
58 citations à l’ordre du corps d’armée ;
113 citations à l’ordre de la division ;
30 citations à l’ordre de la brigade ;
217 citations à l’ordre du régiment.
_________

TUÉS AU CHAMP D’HONNEUR


7e BATAILLON
319e Compagnie.
Leducq (Émile), maréchal des logis, tué le 19 juillet 1918 à Neuilly-Saint-Front (Aisne).
Montaigne (Paul), maréchal des logis, tué le 3 septembre 1918 au ravin des Ramiers (Aisne).
Bataillard (Auguste), 1re classe, tué le 30 août 1918 à Villers-la-Fosse (Aisne).
Desmedt (Marcel), 2e classe, tué le 30 août 1918 à Villers-la-Fosse (Aisne).
Carlet (Gaston), 2e classe, tué le 30 août 1918 à Villers-la-Fosse (Aisne).
320e Compagnie.
Rousseau (Gaston), sous-lieutenant, tué le 18 juillet 1918 à Mennes (Aisne).
Godier (Aristide), adjudant, tué le 23 juillet 1918 à Coincy (bois du Châtelet) (Aisne).
Antras (Marius), 2e classe, tué le 23 juillet 1918 à Coincy (bois du Châtelet) (Aisne).
Briodet (Paul), 2e classe, tué le 23 juillet 1918 à Coincy (bois du Châtelet) (Aisne).
Decramer (Henri), tué le 23 juillet 1918 à Coincy (bois du Châtelet) (Aisne).
Gonguet (Henri), 2e classe, tué le 3 septembre 1918 au ravin des Ramiers (Aisne).
Etienne (Paul), maître-pointeur, tué le 15 septembre 1918 à Celles-sur Aisne.
Poupart (Émile), brigadier, tué le 30 octobre 1918, au carrefour du Moulin (sud de la route de Deyrige à Thielt) (Belgique).
321e Compagnie.
Vibert (Pierre), 2e classe, tué le 1er septembre 1918 à Leury (Aisne).
Herzoch (Auguste), maréchal des logis, tué le 15 septembre 1918 à Celles-sur-Aisne.
Richard (Henri), maréchal des logis, tué le 2 novembre 1918 en Belgique.
8e BATAILLON
322e Compagnie.
Portier (Louis), sous-lieutenant, tué le 18 juillet 1918 à Monnes (Aisne).
Sombrun (Etienne), sous-lieutenant, tué le 18 juillet 1918 à Monnes (Aisne).
Momelat (Lucien), brigadier, tué le 18 juillet 1918 à Monnes (Aisne).
Arrivat (René), maréchal des logis, tué le 3 septembre 1918 à Crouy (Aisne).
Marhem (René), maître-pointeur, tué le 31 août 1918 à Crouy (Aisne).
Chanut (Emile), 2e classe, tué le 14 septembre 1918 à Nanteuil-la-Fosse (Aisne).
323e Compagnie.
Joubert (Raymond), maréchal des logis, tué le 31 août 1918 à Crouy (Aisne).
Brisset (Fernand), brigadier, tué le 31 août 1918 à Crouy (Aisne).
Brain (Georges), 2e classe, tué le 14 septembre 1918 à la ferme Menejean (Aisne).
Gauthier (Louis), 2e classe, tué le 14 septembre 1918 à Pont-de-Brecy (Aisne).
Mangin (Pierre), 2e classe, tué le 14 septembre 1918 au ravin de Vauveny (Aisne).
324e Compagnie.
Mathey (Marcel), maréchal des logis, tué le 14 septembre 1918 à Nanteuil-la-Fosse (Aisne).
Arcier (Jean), maréchal des logis chef, tué le 6 septembre 1918 à Soissons (Aisne).
Cousy (Henri), brigadier, tué le 2 septembre 1918 à Crouy (Aisne).
Edel (Albert), 2e classe, tué le 31 août 1918 à Soissons (Aisne).
Garrel (Jacques), 2e classe, tué le 6 septembre 1918 à Soissons (Aisne).
Javelle (Frédéric), 2e classe, tué le 31 août 1918 à Soissons (Aisne).
Mehaut (Louis), 2e classe, tué le 2 septembre 1918 à Crouy (Aisne).
9e BATAILLON
325e Compagnie.
Guillemen (Gabriel), sous-lieutenant, tué à l’ennemi le 18 juillet 1918 à Priez (Aisne).
Delavaux (Pierre), maréchal des logis, tué le 8 août 1918 près de Fresnoy.
Danoux (Eugène), maréchal des logis, tué le 8 août 1918 à Ihangest.
Baud, maréchal des logis, blessé grièvement le 18 juillet 1918. Mort des suites de ses blessures.
Duparc (Désiré), brigadier, tué le 8 septembre 1918 à Chivres.
Jaur (Jean-Pierre), 2e classe, tué le 2 septembre 1918 à Leury (Aisne).
Chevalier (Pierre), 2e classe, tué le 8 septembre 1918 à Chivres.
326e Compagnie.
Junia, lieutenant, blessé grièvement le 28 août 1918. Mort des suites de ses blessures.
Cottenceau (Joseph), 2e classe, tué le 4 septembre 1918 à Coursil (Aisne).
Taurie (Germain), 2e classe, tué le 28 août 1918 à Pasly (Aisne).
Reynaud (René), 2e classe, tué le 28 août 1918 à Pasly (Aisne).
Savignard (Gaston), 2e classe, blessé grièvement le 28 août 1918. Mort des suites de ses blessures.
_________

ORDRE DE BATAILLE DU RÉGIMENT
Ètat-major du régiment.
Commandant H. MICHEL, commandant le régiment.
Capitaine PÉROCHE, adjoint technique.
- SEMELAIGNE, adjoint tactique.
Sous-lieutenant MINET, adjoint administratif.
Ètat-major du 7e bataillon.
Commandant D’ANGERVILLE, commandant le bataillon.
Capitaine BAYLE, adjoint tactique.
Lieutenant MARCOUX, adjoint technique.
Sous-lieutenant DESHAIE, officier des liaisons.
Médecin auxiliaire CALAMY, médecin du bataillon.
319e Compagnie.
Capitaine DE BOURBON-CHALUS, commandant de compagnie.
Lieutenant BARBEAU, chef de section.
- BILAND, -
- DE MAREY, -
- CASQUARD, commandant de l’échelon.
320e compagnie.
Capitaine DESHAYES, commandant de compagnie.
Lieutenant COURSSERAND, chef de section.
- PLY, -
- POUSSEAUD, -
- VIEL, commandant de l’échelon.
321e compagnie.
Lieutenant D’ALEMAND, commandant de compagnie.
Sous-lieutenant CHAVET, chef de section.
- GUELLERIN, commandant de l’échelon.
- DE MALLEVOUX, chef de section.
- THIERRY, -
Ètat-major du 8e bataillon.
Chef d’escadron BLOCH, commandant le bataillon.
Lieutenant TAUDIN, adjoint tactique.
Sous-lieutenant FAUQUET, adjoint technique.
- SABLAYROLLES, officier des liaisons.
CHAPUIS, médecin auxiliaire.
322e compagnie.
Capitaine ANGELY, commandant la compagnie.
Lieutenant RAYNAUD, commandant l’échelon.
Sous-lieutenant COURTOIS, chef de section.
- SOMBRUN, -
- PORTIER, -
323e compagnie.
Capitaine BILLY, commandant la compagnie.
Lieutenant BROUSSE, chef de section.
- LEFEBVRE, chef de section.
Sous-lieutenant DESMASURES, chef de section.
- ROUSSET, commandant de l’échelon.
324e compagnie.
Lieutenant SAINT-BONNET, commandant la compagnie.
- DESMAS, chef de section.
- GOUT, -
Sous-lieutenant MICHAUT, chef de section.
- DE BOISANGER, commandant l’échelon.
Ètat-major du 8e bataillon.
Commandant BES, commandant le bataillon.
Lieutenant BENIER, adjoint technique.
- DE LA BROSSE, adjoint tactique.
Sous-lieutenant HAUTEFEUILLE, officier des liaisons.
325e compagnie.
Capitaine EILERSTEN, commandant la compagnie.
Lieutenant DOMANGE, chef de section.
- DARGAIGNERATZ, commandant l’échelon.
Sous-lieutenant ECKMANN, chef de section.
- GUILLEMIN, -
326e compagnie.
Capitaine GIOT, commandant la compagnie.
Lieutenant BESSERRE, chef de section.
- DE CLAUSADE, -
- JUNIA, -
- LÈPINE, commandant l’échelon.
327e compagnie.
Capitaine CORSE, commandant la compagnie.
Lieutenant PITON, chef de section.
Sous-lieutenant LÉVY-ALEXANDRE, chef de section.
- DROLLET.

Les Citations

CITATIONS
____
CITATIONS DU 7e BATAILLON
Ordre N° 22611/D du 20 septembre 1919.
(Citation de l’Armée).
7e bataillon de chars légers du 503e régiment de chars blindés (compagnies 319,320,321) :
« A fait preuve, au cours des combats du 30 août au 3 septembre, sous le vibrant commandement du chef de bataillon d’Angerville, des plus belles qualités de mordant, de bravoure et de ténacité. A ainsi apporté à plusieurs grandes unités un appui très efficace et étroitement coopéré à la progression de l’infanterie. N’a cessé de témoigner, malgré de sérieuses pertes et le caractère acharné de la bataille, de la volonté de combattre, donnant ainsi la marque d’un esprit de sacrifice qui mérité les plus vifs éloges. »
ORDRE N° 20671/D du 21 juillet 1919.
(Citation à l’Armée).
La 319e compagnie du 503e régiment de chars blindés :
« A fait preuve, au cours de la deuxième bataille de la Marne, du 18 juillet au 25 juillet 1918, sous les ordres de son brave commandant, le capitaine Bourbon-Chalus, de magnifiques qualité de mordant. Grâce à l’habileté manoeuvrière et la bravoure de ses équipages, a pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis (mitrailleuses, etc.) et a ainsi fort efficacement appuyé la progression de l’infanterie. »
ORDRE N° 20671/D du 21 juillet 1919.
(Citation à l’Armée).
La 320e compagnie du 503e régiment de chars légers :
« A fait preuve, au cours de la 2e bataille de la Marne, du 18 au 25 juillet 1918, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l’habileté manoeuvrière et à la bravoure de ses équipages, a pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis (mitrailleuses, etc., etc…), et a ainsi fort efficacement appuyé la progression de l’infanterie.
ORDRE N° 20671/D du 21 juillet 1919.
(Citation à l’Armée).
La 321e compagnie du 503e régiment de chars légers :
« A fait preuve, au cours de la 2e bataille de la Marne, du 18 au 25 juillet 1918, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l’habileté manoeuvrière et à la bravoure de ses équipages, a pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis (mitrailleuses, etc., etc…), et a ainsi fort efficacement appuyé la progression de l’infanterie. »
ORDRE n° 765 du 26 juillet 1918.
(8eRégiment d’Infanterie).
Compagnie 319 :
« Sous le commandement du capitaine de Bourron et des chefs de section lieutenant Bilaud et adjudant Berque, a, le 28 juillet 1918, puissamment contribué au succès de l’attaque en permettant à l’infanterie de réduire très rapidement les nids de mitrailleuses qui s’opposaient à sa marche ; a enlevé tous les objectifs et est ensuite restée sur le terrain sous les plus violents bombardements, pour aider l’infanterie à s’organiser ; a permis la conquête définitive, avec le minimum de pertes, d’une position énergiquement défendue. »
CITATIONS DU 8e BATAILLON
Ordre N° 166/P de la Xe Armée du 15 novembre 1918.
Le 8e bataillon de chars légers :
« Sous le commandement énergique du chef d’escadron Bloch Paul, le 8e bataillon de chars légers, comprenant les compagnies 322,323,324, s’est fait remarquer au cours des durs combats des 31 août, 2, 3 et 14 septembre 1918, par la bravoure, la rigueur, la ténacité de ses cadres et équipages. A appuyé efficacement et successivement la progression de plusieurs divisions d’infanterie et a fait preuve, notamment au cours des combats du 14 septembre, malgré de grosses difficultés de terrain et de sérieuses pertes, d’un esprit de mordant et de sacrifice de tout éloge. »
Ordre N° 20671/D du 5 août 1919. (Citation à l’Armée).
La compagnie de chars 322 :
« A fait preuve, au cours de la deuxième bataille de la Marne, du 18 juillet au 25 juillet 1918, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l’habileté manoeuvrière et à la bravoure de ses équipages, a pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis (mitrailleuses, etc., etc…), et a ainsi fort efficacement appuyé la progression de l’infanterie. »
Ordre N° 121 de la 47e D. I. du 22 août 1918.
La compagnie de chars 322 :
« Sous les ordres du capitaine Angely, a rendu de grands services au groupe de bataillons de chasseurs qu’elle était chargée d’appuyer pendant les combats du 18 juillet, en détruisant de nombreux nids de mitrailleuses . S’est fait particulièrement remarquer par l’audace de ses équipages. »
Ordre N° 329 de la 12e D. I. du 13 novembre 1918.
La compagnie de chars 322 :
« A, dans la journée du 1re novembre 1918, sous le commandement du lieutenant Courtois et du sous-lieutenant Malbosc, accompagné jusqu’à l’Escaut deux régiments d’infanterie de la 12e D. I., mettant en fuite les mitrailleuses ennemies restées sur la rive ouest de ce fleuve, après avoir effectué, depuis la veille et d’une seule traite, le parcours d’Ingelmunster-Bosh à l’Escaut, soit environ 40 kilomètres. »
Ordre général N° 646 du 13 octobre 1918 de la VIe Armée.
La compagnie A. S. 323 :
« Sous le commandement énergique du capitaine Billy, s’est révélé dés ses premiers engagements comme une unité de grande capacité offensive. En particulier aux combats des 25 et 26 juillet 1918, a, par sa capacité manoeuvrière et l’héroïsme de ses équipages, très efficacement appuyé la progression de l’infanterie. »
Ordre N° 329 de la 12e D. I. du 14 novembre 1918.
La compagnie de chars 323 :
« Sous le commandement du lieutenant Romant (Amat), du sous-lieutenant Guibert et du lieutenant Gaugry, chefs de section ; sous l’impulsion du chef d’escadron Bloch, commandant le 8e B. C. L., a, dans la journée du 1re novembre 1918, accompagné deux régiments d’infanterie de la 12e D. I. jusqu’à l’Escaut, mettant en fuite les mitrailleuses ennemies restées sur la rive ouest de ce fleuve, après avoir effectué, depuis la veille et d’une seule traite, le parcours d’Ingelmunster-Bosh à l’Escaut, soit environ 40 kilomètres. »
Ordre N° 20671/D du 5 août 1919. (Citation à l’Armée).
La compagnie de chars 324 :
« « A fait preuve, au cours de la deuxième bataille de la Marne, du 18 juillet au 25 juillet 1918, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l’habileté manoeuvrière et à la bravoure de ses équipages, a pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis (mitrailleuses, etc., etc…), et a ainsi fort efficacement appuyé la progression de l’infanterie. »
Ordre N° 32 du 6e groupe de chasseurs du 31 juillet 1918.
La 1re section de la 324e compagnie de chars :
« Sous l’habile et énergique commandement de son chef, le lieutenant Desmas, a pris une très large part au succès du 6e groupe de chasseurs le 24 juillet 1918. A devancé les vagues d’assaut, leur ouvrant le passage sur un terrain défendu par de nombreuses mitrailleuses et leur facilitant l’enlèvement des villages de Brecy, de Coincy, puis des hauteurs voisines de la cote 200 et de la ferme Misère. »
CITATIONS DU 9e BATAILLON
Ordre général du 19 octobre 1918 de la 6e Armée.
La compagnie A. S. 325 :
« Sous le commandement énergique de son chef, le capitaine Eilertsen, animée des plus hautes qualités de mordant et d’esprit de sacrifice, a réduit, pendant les combats du 18 au 19 juillet 1918,la plupart des résistances, (nids de mitrailleuses, batteries, pièces anti-chars) qui s’opposaient à la progression de l’infanterie, lui permettant ainsi d’atteindre rapidement tous ses objectifs. Au cours des journées des 8 et 9 août 1918, a appuyé utilement la progression de l’infanterie, détruisant mitrailleuses et canons, repoussant des contre-attaques et montrant, au cours de ces deux journées de combat, un entrain et une bravoure au-dessus de tout éloge. »
Ordre général N° 20671/D du 21 juillet 1919 (à l’Armée).
La compagnie A.S. 326 :
« « A fait preuve, au cours de la deuxième bataille de la Marne, du 18 juillet au 25 juillet 1918, de magnifiques qualités de mordant. Grâce à l’habileté manoeuvrière et à la bravoure de ses équipages, a pu réduire de nombreux nids de résistance ennemis (mitrailleuses, etc., etc…), et a ainsi fort efficacement appuyé la progression de l’infanterie. »
Ordre de la 153e D. I. N° 171.
La compagnie A. S. 326 :
3Sous les ordres du capitaine Giot, commandant de la compagnie, des lieutenant Bessère, Junia et de Clausade, chefs de section, a, pendant les journées des 8 et 9 août 1918, appuyé solidement la progression de l’infanterie, détruisant de nombreux nids de mitrailleuses, permettant la capture de 2 canons de campagne et montrant un entrain et une bravoure au-dessus de tout éloge. »
Ordre général N° 646 du 13 octobre 1918 de la VIe Armée.
La compagnie A. S. 327 :
« Engagée les 20,21 et 24 juillet 1918, sous l’énergique commandement du capitaine Gorse, a réduit par son mordant, son audace et son habileté manoeuvrière, la plupart des résistances ennemies (nombreux nids de mitrailleuses, batteries) qui entravaient la progression de l’infanterie et lui a permis d’atteindre ainsi rapidement ses objectifs. »
Ordre N° 946 du 1re novembre 1918 de la Xe Armée.
La compagnie A. S. 327 :
« Unité sous l’impulsion énergique de son chef, le capitaine Gorse, est devenue un brillant instrument du combat. Aux combats des 28 août et 14 septembre, s’est portée à l’attaque des positions ennemies puissamment organisées, a détruit de nombreuses mitrailleuses et en a ramené deux. Malgré un bombardement très violent, s’est reconstituée par trois fois sous le feu de l’ennemi, donnant ainsi un exemple de ténacité au-dessus de tout éloge. »
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62364601/f5.item.r=503%20regiment%20d'artillerie%20d'assaut

1 vote. Moyenne 4.00 sur 5.

Date de dernière mise à jour : 08/02/2016