Historique du 128ème

HISTORIQUE SOMMAIRE DU RÉGIMENT

 DE LA MOBILISATION AU 11 NOVEMBRE 1918

 


Mobilisation.
Le 1er août 1914, à 16 h.35, le 128e régiment d'infanterie, stationné à Amiens (E.-M. Et deuxbataillons) et à Abbeville (un bataillon), reçoit l'ordre de mobilisation.
Concentration. — Couverture.
Le quatrième jour de la mobilisation (5 août), le régiment est transporté en chemin de fer jusqu'à Dun-sur-Meuse.
Jusqu'au 17 août, le régiment, qui appartient à un corps de couverture, organise défensivement les Hauts-de-Meuse à l'est de Dun, dans la région Brandeville – Bréhéville.


Campagne en Belgique.
Le 18 août 1914, le régiment quitte ses emplacements et gagne le Luxembourg belge en passant par Montmédy. Les 22, 23 et 24 août, le régiment reçoit le baptême du feu dans la région de Meix-devant-Virton.
Pertes : 1 officier, 66 hommes.


Retraite sur la Marne : Combat de Fontenoy.
Le 25 août 1914, le régiment reçoit l'ordre de se replier. Le 26 août, des unités du 128e sont aux avant-postes, gardant la rive gauche de la Meuse, dans la région de Sassey-sur-Meuse, La Neuville-sur-Meuse.
Le 28 août, dans l'après-midi, le régiment reçoit l'ordre de se replier en direction de Buzancy.
Le 31 août, les 2e et 3e bataillons font tête et, de 7 heures à midi, défendent avec acharnement les abords du village de Fontenoy.
Pertes du 31 août : 17 officiers, 379 hommes.

Du 1er au 5 septembre 1914, le régiment continue à battre en retraite en passant par Charmont, Heilz-leMaurupt.

Bataille de la Marne : Combats de Maurupt-le-Montois.
Du 6 au 11 septembre, le régiment livre des combats furieux à Pargny-sur-Saulx, à la ferme du Sorton, au Montois et principalement à Maurupt qui fut perdu et repris deux fois.
Pertes : 13 officiers, 462 hommes.


Poursuite. — Reprise de contact.
Le 12 septembre 1914, les Allemands sont en pleine retraite. La poursuite est aussitôt organisée. Le 14 septembre, le contact est repris au nord de Sainte-Menehould avec de fortes arrière-gardes allemandes. Vienne-la-Ville, la ferme de la Renarde, Vienne-le-Château sont pris d'assaut par le
régiment. Jusqu'au 23 septembre 1914, le régiment livre, à Servon et à Binarville, des combats sanglants pour briser la résistance de l'ennemi occupant des positions organisées.
Pertes : 19 officiers, 493 hommes.


Argonne : Bois de la Gruerie.
Puis le front se stabilise, le système de relèves s'organise. Le régiment, après un court séjour dans la région du Four-de-Paris, occupe le secteur du bois de la Gruerie.
Les Allemands sont agressifs, ils attaquent avec des moyens puissants, mais le régiment tient bon et tous les efforts de l'ennemi sont brisés par nos furieuses contre-attaques.
Les 5 et 6 octobre, les 28, 29 et 30 octobre, les 7, 8, 9, 10, 11, 12 et 13 novembre, les 18 et 19 novembre, les 2 et 31 décembre sont des journées restées célèbres par des combats durs et
meurtriers livrés dans des bois inextricables.
Enfin, le 15 janvier, le régiment est relevé et mis au repos dans la région nord de Bar-le-Duc.
Pertes : 24 officiers, 1.604 hommes.


Première offensive de Champagne : Mesnil-lès-Hurlus, Beauséjour.
Le 19 février 1915, le régiment est dirigé sur le front de Champagne. Du 20 février au12 mars,
des assauts terribles sont exécutés par le régiment dans la région de Mesnil-lès-Hurlus et de la
ferme Beauséjour.
Pertes : 12 officiers, 798 hommes.
Puis, le régiment est mis de nouveau au repos dans la région sud-ouest de Sainte-Menehould.


Offensive de Woëvre : Marchéville.
Le 1er avril 1915, le régiment quitte ses cantonnements et il est dirigé par voie de terre sur Manheulles. Du 6 au 10 avril, les bataillons attaquent les lignes ennemies établies devant Marchéville, mais les réseaux de fils de fer sont trop épais et l'attaque échoue, malgré la vaillance déployée par le régiment. Pertes : 4 officiers, 317 hommes.

Les Éparges.
Du 24 avril au 2 mai, le régiment tient le secteur des Éparges et du ravin de Sonvaux. Il résiste victorieusement à toutes les contre-attaques de l'ennemi qui veut reprendre la position des Éparges.
Pertes : 10 officiers, 473 hommes.


Les Hauts-de-Meuse, la tranchée de Calonne, le Sonvaux.
Du 9 mai au 22 juillet 1915, le régiment tient les lignes aux Éparges d'abord, où la lutte à la mine a commencé, puis sur les Hauts-de-Meuse.
Les 23 et 24 juin, le régiment attaque à l'est de la tranchée de Calonne ; il s'empare de la première ligne ennemie et résiste à toutes les contre-attaques. La 11e compagnie est citée à l'ordre de l'armée.
Les 17 et 18 juillet 1915, dans un élan superbe, le régiment reprend à l'ennemi la croupe sud du ravin de Sonvaux. Le régiment tout entier est alors cité à l'ordre de la 3e division.
Pertes : 15 officiers, 1.583 hommes.


Vaux-lès-Palameix, bois Bouchot.
Le régiment va ensuite au repos et occupe un secteur calme dans la région de Vaux-lès-Palameix –bois Bouchot jusqu'au 25 septembre.


Deuxième offensive de Champagne : Tahure.
Le régiment quitte la région de Verdun le 25 septembre 1915 pour aller en Champagne. Le 6 octobre 1915, dans un élan resté légendaire, il enlève à lui seul la butte et le village de Tahure. Le régiment quitte la Champagne le 22 octobre après avoir résisté victorieusement à toutes les contreattaques
de l'ennemi.
Pour ce beau fait d'armes, le régiment est cité à l'ordre de l'armée.
Pertes : 26 officiers, 871 hommes.


Hiver 1915 – 1916. — Les Hauts-de-Meuse.
Après un repos d'un mois, le régiment va de nouveau tenir le secteur des Hauts-de-Meuse. Il reste dans cette région jusqu'au 25 juin 1916.

Pertes : 6 officiers, 287 hommes.


La Somme : Belloy-en-Santerre.
Le régiment est transporté en chemin de fer dans la région d'Amiens, où il reste au repos jusqu'au 11 juillet 1916. A partir du 12 juillet, il est rapproché du front de bataille de la Somme et il est engagé à Belloy-en-Santerre le 22 juillet 1916.
Du 22 juillet au 23 novembre 1916, le régiment participe aux différentes attaques faites sur la Somme.
Le 16 août, il dégage les lisières sud de Belloy-en-Santerre (prise de la tranchée de Souville).
Les 4, 5 et 6 septembre, il progresse dans la direction d'Horgny et résiste à toutes les contreattaques menaçant le flanc gauche du corps d'armée. Grâce à sa ténacité restée fameuse, les autres régiments ont pu continuer leur progression vers le sud et s'emparer de Berny-en-Santerre.
Pertes : 27 officiers, 801 hommes.


Hiver 1916 – 1917.
Après les combats de la Somme, le régiment passe tout l'hiver au repos dans la région Toul –Lunéville.


Offensive de l'Aisne : Loivre, le mont Spin.
Le 28 mars 1917, le régiment est embarqué en chemin de fer et transporté dans la région d'Épernay.
Du 21 avril au 27 mai, le régiment est engagé d'abord à Loivre, puis dans la région du Pont-du-Godat. Le 4 mai, il participe en première ligne à une attaque d'ensemble en direction du mont Spin. Après l'attaque, bien qu'ayant des éléments très en flèche par rapport à la ligne générale, il résiste à toutes les contre-attaques ennemies.
Pertes : 8 officiers, 217 hommes.
Le régiment est ensuite mis au repos dans la région d'Épernay. Au bout de quelques jours, il fait mouvement par voie de terre et arrive le 17 juin dans la région de Revigny.
Verdun : Cote 304, cote 344.
Du 6 au 18 juillet, le régiment tient le secteur de la cote 304.
Puis il est remis au repos et va tenir pendant quelques jours un secteur calme en face Saint-Mihiel.
Le 23 août, il est de nouveau dans la région de la cote 304, et, le 24 août, dans un élan magnifique, il s'empare des organisations ennemies de la cote 304, de l'ouvrage de Palavas et dégage le terrain jusqu'au ruisseau de Forges. A la suite de ce succès, le 3e bataillon est cité à l'ordre de l'armée.
Le régiment reste dans ce secteur jusqu'au 10 novembre 1917.
Pertes : 12 officiers, 536 hommes.

A la date du 17 novembre, le régiment passe à la 41e division. Il monte en secteur pendant quelques jours à la cote 344 et, le 25 novembre, il est au repos dans la région de Joinville (Haute-Marne).
Lorraine : Réchicourt.
Au mois de janvier, le régiment est amené en Lorraine où il occupe le secteur calme au nord de
la forêt de Parroy. Le 20 février, un coup de main de grande envergure sur le village de
Réchicourt lui est confié. Une deuxième citation à l'ordre de l'armée a couronné la conduite du
régiment et le succès de l'opération.
Pertes : 10 officiers, 171 hommes.


Les Flandres : le mont Kemmel.
Le 128e R. I. quitte la Lorraine pour les Flandres à la fin d'avril. Le 16 mai, il prend position sur le mont Noir, face au mont Kemmel. Le 20, il attaque un ennemi solide, puissant en artillerie. Il atteint cependant ses objectifs, sur lesquels il s'établit, malgré des bombardements à obus toxiques d'une extrême violence.
Le 1er bataillon, qui s'est distingué à l'attaque, a été cité à l'ordre de l'armée.
Pertes : 10 officiers, 350 hommes.
Le mois de juin se passe dans le secteur de Bailleul.
Pertes : 1 officier, 7 hommes.


Offensive du 18 juillet : l'Ourcq.
Le 18 juillet, le 128e R. I. débouche de la forêt de Villers-Cotterêts.
Le 19, il pousse de l'avant, dépasse le Bout-du-Mont, nettoie le bois de Pringy, atteint le village de Rozet-Saint-Albin, s'empare du mont Chevillon, traverse le ru de Chauday, brise les résistances du bois de la Justice, de Cugny et de la butte Chalmont et poursuit l'attaque devant Cramaille jusqu'à forcer l'ennemi à la retraite sur la Vesle (2 août). Une troisième citation à l'ordre de l'armée MANGIN a consacré la beauté de cette suite d'attaques brillantes.
Pertes : 19 officiers, 697 hommes.


Offensive du Soissonnais.
Le 3 septembre, le régiment poursuit l'attaque commencée en direction des villages de Clamecy et de Braye. Il dépasse ces villages et, par la prise de la position importante du Fanion force à la retraite l'ennemi qu'il poursuit jusqu'au pied du moulin de Laffaux (5 septembre).
Pertes : 2 officiers, 158 hommes.
Le 15 septembre, le régiment prend position devant le fort de Condé. L'attaque est menée dans le ravin de Volvreux. L'ennemi, qui oppose une résistance acharnée, est cependant délogé des fermes
de Chimay, Volvreux, Colombe.
Pertes : 1 officier, 177 hommes.

Offensive des Flandres : Roulers, Audenarde.
Le régiment, ayant relevé des bataillons de l'armée belge devant Roulers, mène l'attaque sur cette ville âprement défendue par un ennemi encore puissant. La poussée du 128e est irrésistible. La ville est débordée, tombe entre nos mains. L'ennemi est forcé à la retraite.
C'est en vain qu'il tente d'arrêter notre avance en prenant position sur le ruisseau de Krombeck et dans le bois de Manneghem. Le régiment le pousse jusqu'aux hauteurs de Thielt, réalisant, à force d'audace, d'impétuosité et d'endurance, une progression de 16 kilomètres.
Pertes : 9 officiers, 314 hommes.
Après un repos dans Roulers, la ville de sa victoire, le régiment est placé devant Audenarde (3novembre).
Le 9, il trompe la vigilance de l'ennemi et réussit à jeter des éléments de l'autre côté de l'Escaut. La tête de pont s'élargit, le fort Kezel qui domine Audenarde est pris. L'ennemi est contraint à la retraite. Poursuivi dans la journée du 10 novembre, l'ennemi fait encore tête sur les hauteurs de Seselghem, position que les conditions d'armistice du lendemain l'autorisaient à garder momentanément.
L'offensive des Flandres a valu au 128e une quatrième citation à l'ordre de l'armée et la fourragère aux couleurs de la médaille militaire.
Pertes : 1 officier, 37 hommes.


Conclusion.
La valeur du 128e R. I. est caractérisée dans la devise que son général de division lui proposait :
« Ce que l'on me demande je le donne et au delà. » Dans cette fière devise tiennent sa solidité dans la résistance, sa ténacité endiablée dans l'attaque, l'allure franche, légère de sa bravoure impétueuse, quoique ordonnée, qui lui viennent de son recrutement : la région parisienne tempérée par la Somme.
Au cours de la campagne, les combats auxquels il est appelé sont autant d'épreuves qui affirment sa vaillance et lui acquièrent sa gloire.
La Marne, à Maurupt, où il se fait hacher sur place, mais tient contre tout assaut, est pour lui le baptême du feu. Il connaît la rigueur effrayante des combats de l'hiver 1914 – 1915, en Argonne, en Woëvre, à Beauséjour.
Il participe à la poussée victorieuse de septembre 1915, en Champagne, où la prise du village et de la butte de Tahure lui vaut sa première citation à l'ordre de l'armée.
Sa vaillance ne se dément pas au cours de la bataille de la Somme, ni dans les combats de 1917 au mont Spin et au Godat. En août 1917, c'est lui qui a enlevé la position si longtemps et si chèrement disputée de la cote 304.
Réchicourt, en février 1918, est l'un de ses plus beaux titres de gloire. Coup de main d'envergure où le régiment donna ce spectacle unique de trois bataillons en ligne, traversant dans un ordre parfait, et comme à la parade, un glacis large de 800 mètres, abordant des positions puissamment organisées, s'y forçant un large passage, réduisant un ennemi tenace, faisant plus de 200 prisonniers, capturant des documents nombreux, et, malgré des pertes cruelles, se repliant dans le même ordre admirable. Une deuxième palme et la fourragère aux couleurs de la croix de guerre étaient la sanction de cet exploit.

Un régiment de cette vaillance était prêt pour les batailles de 1918. Le 128e R. I. en fut, et y mérita d'être dénommé celui « à qui on peut tout demander et qui donne au delà ».

Au printemps, il oppose devant le mont Kemmel une résistance inlassable à un ennemi qui veut nous briser sous des bombardements implacables. Le 15 juillet, il est de ceux qui débouchent de la forêt de Villers-Cotterêts. Il pousse l'ennemi, le déloge de la forêt de Pringy, de Rozet-Saint-Albin, de Brény, de Cugny, de la butte Chalmont, de Cramaille, et, par la grande part qu'il prend prend à la victoire de la Vesle, gagne sa troisième citation. Dans le Soissonnais encore, il brise la résistance de l'ennemi sur la route de Maubeuge, reconquiert les villages de Braye, Clamecy, et pousse jusqu'au pied du moulin de Laffaux.

C'est dans les Flandres qu'il achève la campagne en y gagnant sa quatrième citation et la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. Roulers, où l'ennemi oppose une défense acharnée, est débordé et enlevé par le 128e R. I. dans une attaque dont le succès n'était acheté que par la plus impétueuse audace.
A l'issue de la guerre victorieuse, cet exploit fait éclater les vertus offensives et manoeuvrières, l'ardeur généreuse du 128e R. I.
C'est par là qu'il a couronné une longue carrière d'honneur.
Il n'est pas possible de citer tous les faits d'armes accomplis par les militaires de tout grade du
régiment.
 

Les Citations du Régiment

CITATIONS OBTENUES PAR LE RÉGIMENT


A l'ordre de l'armée.
(Ordre général n° 43 de la IIe armée, du 21 octobre 1915.)
La 5e Brigade d'Infanterie (128e et … régiments d'infanterie). — Sous les ordres de son chef, lecolonel NÉREL, s'est portée vigoureusement à l'attaque d'un village fortifié et d'une crête fortement tenue par l'ennemi ; a conquis d'un seul élan les positions où elle s'est maintenue et organisée malgré les contre-attaques ennemies et un violent bombardement d'obus de gros calibre et asphyxiants.
(Notification d'une décision prise par le général commandant en chef, sous le n° 12584, du 9 mai 1918.)
Le 128e régiment d'infanterie sera cité à l'ordre de la VIIIe armée avec le motif ci-après :
128e Régiment d'Infanterie. — Régiment qui a toujours eu une très belle attitude au feu. Après s'être distingué à Verdun, en octobre 1917, à la cote 304, vient encore, sous le commandement du colonel BERTHOIN, de se faire remarquer à l'attaque du 20 février 1918. Après avoir franchi, comme à la parade, les 1.100 mètres qui séparaient les lignes, a abordé les tranchées allemandes dans un élan magnifique, sur un front de 1.300 mètres, et pénétré d'un kilomètre à l'intérieur. Est revenu après avoir détruit et bouleversé les organisations et les abris, ramenant 215 prisonniers, dont 3 officiers, et plusieurs mitrailleuses.


(Ordre général n° 342, de la Xe armée, du 12 octobre 1918.)
Le 128e Régiment d'Infanterie. — Régiment d'une solidité à toute épreuve, a toujours rempli jusqu'au bout et souvent au delà les missions qui lui étaient confiées. A, sous l'énergique commandement de son chef, le lieutenant-colonel BERTHOIN, pris une part brillante à l'offensive de juillet 1918 ; s'est emparé, notamment, de la forêt de Pringy, de la butte Chalmont et, par sa ténacité et son esprit de sacrifice devant la Raperie, a contraint l'ennemi à abandonner Saponay et à ouvrir le passage sur la Vesle. A combattu pendant quinze jours sans répit, progressant de plus de 25 kilomètres, s'emparant de nombreux prisonniers et d'un matériel considérable.

(Ordre général n° 655, de l'armée française de Belgique, du 20 novembre 1918.)
Le 128e Régiment d'Infanterie. — Le 14 octobre 1918, sous le commandement provisoire du commandant DAGALIER, a marché droit sur son objectif sans s'inquiéter de ses flancs. A, par cette manoeuvre hardie, débordé les résistances locales, pénétré profondément dans les lignes ennemies et atteint d'un seul élan les batteries adverses qu'il a capturées et désorganisées. A ainsi rempli complètement sa mission et, en enlevant Roulers, a grandement contribué au repli général de l'adversaire. Les 15, 16 et 17 octobre, a continué ardemment la poursuite jusqu'au sud de Thielt, réalisant une avance de 16 kilomètres, prenant 9 canons, un matériel considérable et faisant 400 prisonniers.


A l'ordre de la division.
(Ordre de la 3e division d'infanterie, n° 59, du 23 juillet 1915.)
Le 17 juillet au soir, le lieutenant-colonel CHARDOILLET, commandant le 128e Régiment d'Infanterie, a reçu l'ordre de reprendre aux Allemands le polygone et la crête de l'éperon des Mitrailleuses. Par une nuit noire, sous une pluie torrentielle, à travers un terrain glissant et bouleversé, et sous l'éclatement des projectiles ennemis, le lieutenant-colonel CHARDOILLET a rassemblé ses unités et les a conduites à pied d'oeuvre.



CITATIONS OBTENUES PAR LES BATAILLONS.


A l'ordre de l'armée.
(Ordre général n° 951, de la IIe armée, du 21 octobre 1917.)
3e Bataillon. — Le 3e bataillon du 128e régiment d'infanterie, sous le commandement du chef de bataillon D'AUXION, glorieusement tombé au cours de l'attaque, puis du capitaine SANDRIER, a enlevé d'un superbe élan, le 24 août 1917, les objectifs qui lui avaient été assignés et a participé à la conquête d'une position de très grande importance (cote 304). A exploité énergiquement son succès par une nouvelle attaque au delà de ses premiers objectifs et a fait preuve, pendant cette opération, des plus belles qualités d'entrain, de bravoure et de ténacité.


(Ordre général n° 30, du détachement d'armée du Nord, du 13 juin 1918.)
1er Bataillon. — Le 1er bataillon du 128e régiment d'infanterie a, sous l'énergique commandement de son chef, le capitaine BRÉVILLE, enlevé une position disputée avec acharnement à plusieurs reprises, dépassant largement son objectif, organisant immédiatement le terrain conquis et actionnant contre l'ennemi cinq mitrailleuses dont il s'était emparé, assurant ainsi la possession d'un village particulièrement visé par l'ennemi, a fait plus de 100 prisonniers.

 

 

CITATIONS OBTENUES PAR LA 11e COMPAGNIE


A l'ordre de l'armée.
(Ordre général n° 2, de la région fortifiée de Verdun, du 11 septembre 1915.)
La 11e Compagnie du 128e régiment d'infanterie. — Le 23 juin, cette compagnie est partie, avec un bel entrain, de la première ligne, enlevée à l'ennemi, pour l'attaque de la deuxième ; s'est emparée d'une tranchée, est restée deux jours et deux nuits dans sa position conquise, subissant cinq contreattaques dont une appuyée par une projection de pétrole enflammé.

Le 17e Régiment d'Artillerie, sous les ordres du lieutenant-colonel GASCOUIN, a préparé l'attaque, pendant la nuit du 17 au 18 juillet, avec une méthode et une précision remarquables. Le 18 juillet, à 5 h.10, au signal du lieutenant-colonel CHARDOILLET, le 128e a donné l'assaut dans un ordre parfait avec une grande bravoure.
Le spectacle de cette belle troupe, abordant furieusement l'ennemi, fut grand et impressionnant. Culbutant les Allemands à la baïonnette, engageant dans le polygone détruit une lutte corps à corps, le 128e régiment d'infanterie reprit intégralement les positions assignées et des fractions très ardentes allèrent bien au delà.
Le 128e régiment d'infanterie, le 17e régiment d'artillerie ont totalement et vaillamment rempli leur mission.
Le général commandant la 3e division cite ces deux régiments à l'ordre de la division ; il cite également les chefs de corps, le lieutenant-colonel CHARDOILLET, le lieutenant-colonel GASCOUIN et le chef de bataillon MOULOISE. Partout où le 128e régiment d'infanterie et le 17e régiment d'artillerie seront employés, les Allemands seront en mauvaise posture.


Ordres « F ».
(Ordre général n° 88 « F » du G. Q. G., du 9 mai 1918.)
Le général commandant en chef décide que les unités ci-après, qui ont obtenu deux citations à l'ordre de l'armée pour leur brillante conduite devant l'ennemi, auront droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre :
128e Régiment d'Infanterie.

(Ordre général n° 136 « F » du G. Q. G., du 23 novembre 1918.)
Par application des prescriptions de la circulaire n° 2156 D. du 22 février 1918, le maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, a décidé que les unités ci-dessous aurontle droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire :
128e Régiment d'Infanterie.

(Ordre n° 3, du 6 novembre 1916, de la 3e division d'infanterie, à laquelle appartenait le 128e régiment d'infanterie)
La 3e division a été citée dans les termes suivants à l'ordre de la Xe armée, en date du 1er novembre 1916 (n° 236) :
Division superbe d'entraînement et d'ardeur offensive, qui a attaqué du 16 août au 19 septembre 1916, conquérant tous ses objectifs, progressant sur un terrain particulièrement difficile, vu et battu par l'artillerie adverse, conservant tous ses gains malgré de multiples contre-attaques et de violents bombardements.
Le général commandant la division est particulièrement fier de cette citation dans laquelle il est englobé ; il ne doute pas que de nouveaux exploits ne méritent bientôt de la 4e division le surnom de : « Division des fourragères ».

Les Citations des Officiers et Soldats

Nous terminerons cet opuscule par quelques citations caractérisant mieux que tout discours l'esprit qui animait les officiers et les soldats du 128e R. I. :
(Ordre de l'armée, n° 43, du 21 octobre 1915.)

  • Lieutenant-colonel CHARDOILLET (Eugène). — Brave parmi les plus braves. Chef adoré de son régiment qu'il avait tant de fois conduit à l'attaque avec succès.
  • Le lieutenant-colonel CHARDOILLET est tombé glorieusement à la tête de sa troupe au moment où il allait la lancer à l'assaut (6 octobre 1915).

(Ordre de la Xe armée, n° 230, du 29 novembre 1916.)

  • PONCELET (Paul-Henri), chef de bataillon. — Chef de bataillon, d'une vaillance légendaire, au128e, s'est dépensé sans compter pour préparer l'attaque du 6 septembre 1916. Est tombé glorieusement à son poste de combat au cours de l'attaque.
  • Capitaine LEDUC (Gaston). — Chevalier de la Légion d'honneur le 20 avril 1915 — A reçu trois blessures dans le même combat ; n'a quitté sa compagnie que le soir, après une dernière blessure au cou et à la mâchoire, qui le mettait dans l'impossibilité de parler.. Est revenu sur le front portant cette blessure incomplètement guérie. Officier d'une grande énergie et d'une rare bravoure qui, comme commandant de compagnie, s'est dépensé sans compter, déployant une remarquable activité, a repris aux Allemands une tranchée enlevée à une autre compagnie et a repoussé de vigoureuses contre-attaques ennemies. A, le 24 et le 25 janvier, contribué avec sa compagnie, à l'enlèvement de tranchées ennemies. Dans les combats des 4 et 5 mars, exerçant le commandement de son bataillon en remplacement de son chef blessé, a vigoureusement poussé le bataillon jusqu'à 40 mètres des tranchées allemandes, malgré un feu violent et de grosses pertes.

(Ordre de l'armée R. F. V., n° 2, du 11 septembre 1915.)

  • DEBRIL (Abel-Marcel), soldat de 2e classe. — Le 23 juin 1915, envoyé avec cinq de ses camarades pour construire un élément de tranchée de flanquement, s'est employé activement à cette tâche malgré un feu violent. Tous ses camarades étant tués, a continué le travail, et n'a rejoint la section que vingt-quatre heures après, la construction de la tranchée étant suffisamment avancée.

(Ordre de l'armée, n° 222, du 13 avril 1915.)

 

  • SAINT-POL (Joseph), soldat de 2e classe. — Au cours de l'assaut, a abandonné sac et fusil pour rattraper plus vite un Allemand qui fuyait devant lui ; l'a terrassé et réduit à l'impuissance.

(Ordre 3685 D, du 18 septembre 1916.)

  • ELOY, adjudant-chef. — Chevalier de la Légion d'honneur. — Sous-officier d'un brillant courage et d'une rare énergie. Le 6 septembre 1916, s'est élancé de son propre mouvement à la conquête d'une tranchée, s'y est installé, a organisé un barrage et, pendant trente heures, face à l'ennemi éloigné de 20 mètres, a résisté à toutes les contre-attaques et conservé le saillant le plus exposé de la ligne occupée de son régiment. (« J. O. » du 18 octobre 1916.)

(Ordre de l'armée, n° 228, Xe armée, du 20 septembre 1916.)

  • AUCLAIR (Jean-Louis), soldat de 2e classe. — Agent de liaison d'un sang-froid, d'une énergie extraordinaires. Au combat du 17 octobre 1915, lorsque le colonel demandait un volontaire pour traverser un tir de barrage, a déclaré que c'était son tour de marcher et qu'il ne le cédait pas. Blessé légèrement au combat le 6 septembre 1916, s'est fait panser au poste de secours le plus voisin et une heure après, reprenait son service dans une zone violemment bombardée.

(Ordre du 2e C. A., n° 152, du 1er septembre 1916.)

  • COURSAULT (Alexis-Charles), soldat de 2e classe. — Fusilier mitrailleur, excellent soldat ; le 16 août 1916, après la conquête d'une position ennemie, s'est installé le première sur la nouvelle tranchée et pendant une contre-attaque, a servi son arme avec le plus grand sang-froid sous un violent bombardement.

(Ordre de la Ve armée, n° 216, du 18 mai 1917.)

  • Capitaine HUGUES. — Adoré de ses hommes et de ses camarades, hautement apprécié de ses chefs. Le 4 mai 1917, s'est élancé à la tête de sa compagnie sur les tranchées ennemies avec une furie irrésistible et les a enlevées. Voyant sa gauche menacée par une violent contre-attaque, s'est portée au-devant d'elle, grenades en main. Est tombé glorieusement en combattant. 

(Ordre de la Ve armée, n° 223, du 24 mai 1917.)

  • BRAME (Marius), sergent. — Sous-officier d'un courage et d'un calme à toute épreuve ; le 4 mai 1917, a vigoureusement entraîné ses grenadiers au-devant d'une contre-attaque ennemie ; est parvenu à l'enrayer après un dur combat à la grenade. A violemment contre-attaqué à son tour et s'est maintenu malgré plusieurs retours offensifs de l'ennemi. (« J. O. » du 1er octobre 1917.) [Médaille militaire et croix de guerre avec palme. (Rang du 15 septembre 1917,

J. O. du 12 décembre 1917.)]

  • KAISER (Victor), sergent. — Sous-officier remarquable par sa bravoure au feu. A l'attaque du 24 août 1917, les officiers de sa compagnie ayant été blessés, a pris le commandement de son unité et a atteint les objectifs désignés. Grièvement blessé à son poste de combat. Trois citations.

[Ordre de l'armée du 17 décembre 1917. (J. O. du 13 janvier 1918.)]

  • LE GOFF (Henri). — Grenadier d'élite ; le 19 novembre 1917, a attaqué immédiatement à la grenade un poste ennemi fort de 15 hommes qui surgissait à quelques mètres de lui. Son geste résolu, son cri audacieux : « Voilà les Boches donnèrent à ses camarades du petit poste le signal de la lutte qui fit échouer l'ennemi dans sa tentative.

(Ordre de l'armée, n° 920, du 4 octobre 1917.)

  • SCHOMAS (Maurice), caporal. — Son chef de bataillon ayant été tué au cours de l'attaque du 24 août 1917, a traversé une zone excessivement battue par des rafales d'obus et de mitrailleuses, pour venir faire, au colonel, un rapport très exact de la situation. Est reparti aussitôt après, vers la première ligne, pour porter des ordres urgents et importants à son bataillon.

(Ordre de la VIIIe armée, n° 193, du 2 mars 1918.)

  • Capitaine PERALDA. — Belle figure de soldat et de chef. Sept fois cité. Au cours d'une récente attaque, a entraîné à l'assaut le bataillon qu'il commandait, dont il était l'âme, avec son entrain habituel, marchant avec les premières vagues. Tombé mortellement frappé en prononçant comme dernières paroles : « Tournez-moi la figure vers l'ennemi. »

(Ordre de la Xe armée, n° 342, du 12 octobre 1918.)

  • Capitaine ROSSIGNON. — Commandant de compagnie, d'une valeur éprouvée, esclave de son devoir, ayant conquis l'estime de ses chefs, de ses camarades et de ses subordonnés. Tombé en soldat fier et sans reproche, le 20 juillet, à la tête de sa compagnie qu'il entraînait à l'assaut sous une grêle de balles.

(Ordre de la Xe armée, n° 345, du 15 octobre 1918.)

  • Capitaine CHAREAU (Albert-Paul). — Au cours des opérations du 4 au 17 octobre 1918, commandant le bataillon de soutien du régiment, a constamment donné un appui solide au bataillon de tête, assurant la protection de ses flancs et faisant tomber les résistances ennemies par la manoeuvre. Le 14 octobre 1918, après avoir prolongé le mouvement d'enveloppement qui décidait de la prise de Roulers, réussit malgré une vive réaction d'artillerie ennemie, à forcer le passage du Krombeck et a ainsi fourni une base de départ solide pour la reprise de la progression. Trois citations antérieures.

(Ordre de la Xe armée, n° 342, du 12 octobre 1918.)

  • Lieutenant BEUSSE (Jean-Emmanuel-Louis). — Commandant de compagnie de mitrailleuses, s'est dépensé sans compter pendant l'attaque du 25 juillet 1918. A été mortellement frappé en servant lui-même une mitrailleuse allemande qu'il venait de prendre, enrayant ainsi une contreattaque qui menaçait le flanc gauche de son bataillon.

(Ordre de la Xe armée, n° 342, du 12 octobre 1918.)

  • Sous-lieutenant LAMBINET (Amédée). — Le 24 juillet 1918, s'est porté à la tête de son peloton dans les lignes allemandes. A deux reprises, s'est élancé à l'assaut d'une ferme fortement défendue. Par sa ténacité, a permis la conquête des objectifs fixés et fait sept prisonniers. Tombé glorieusement le 1er août à la tête de ses hommes qu'il entraînait de nouveau à l'assaut.

(Ordre de la division, n° 34.)

  • Adjudant LONGIÉRAS (Henri). — Pendant la période offensive du 18 juillet au 1er août 1918, s'est distingué par son audace et sa bravoure calme. Le 24 juillet, a conduit à deux reprises sa section à l'assaut d'une position fortement défendue qu'il a brillamment enlevée. Le 1er août, a entraîné dans un élan superbe la vague d'assaut sous le tir violent des mitrailleuses. Frappé mortellement à la tête de ses hommes au cours de l'action.

(Ordre de la Xe armée, n° 342, du 12 octobre 1918.)

  • Aspirant De SAINT-RIQUIER (Marcel). — S'est prodigué sans compter du 18 au 26 juillet 1918 et en particulier le 27 juillet 1918, où il s'est élancé en tête de sa section à l'attaque d'un point d'appui sous une grêle de balles de mitrailleuses. Enseveli le 27 juillet, sous un bloc de pierre et fortement contusionné, est resté à son poste de combat. Est tombé mortellement frappé le 2 août, au moment où il criait : « En avant ! »

(Ordre de la brigade, n° 9.)

PANNETIER (Marc), sergent. — Pendant les attaques du 18 au 21 juillet 1918, a été un précieux auxiliaire pour son chef de section. A effectué plusieurs reconnaissances donnant à sa compagnie des renseignements très utiles. A l'attaque du 21 juillet, étant à l'extrémité du bataillon, s'est porté à 600 mètres en avant de l'objectif et a soutenu une violente action contre un ennemi supérieur en nombre, permettant ainsi l'installation de sa compagnie sur la position. Est tombé glorieusement le 1er août 1918.

(Ordre de la Xe armée, n° 345, du 15 octobre 1918.)
MOREL (Georges-Octave), sergent. — Sous-officier d'une bravoure et d'un courage à toute épreuve ; est entré le 4 septembre 1918 en tête de sa section dans un village violemment battu par des feux de mitrailleuses. Est tombé grièvement blessé. Transporté à l'ambulance, s'est fait lire le communiqué, a conclu de la façon suivante : « Je suis foutu, mais pas pour rien ! ... » Une blessure antérieure, deux citations.
(Ordre n° 6496 D)

  • HEVIN, caporal. — Caporal brancardier d'un courage et d'un dévouement sans bornes. A refusé sa permission afin de participer à une attaque ; contusionné dès le début de l'action, n'a jamais accepté d'être évacué ; atteint grièvement au cours de la journée, n'a consenti à quitter son poste qu'après avoir assuré l'évacuation des blessés. Une blessure antérieure et trois citations.

(Ordre de la brigade, n° 9.)

  • MORIN (Eugène), caporal. — Chargé, le 21 juillet 1918, de patrouiller dans un bois fortement tenu et organisé par l'ennemi, s'est acquitté de sa mission avec conscience et dévouement ; quoique blessé, a rapporté les renseignements demandés.

(Ordre de la brigade, n° 9.)

  • MONEDIEU (Jean), soldat de 2e classe. — Grenadier d'élite, d'une bravoure à toute épreuve, toujours volontaire pour les missions périlleuses. Le 20 juillet 1918, a engagé seul le combat à très courte distance avec un nid de mitrailleuses dont il allait déterminer l'emplacement. Le même jour, est allé, sur un terrain battu, chercher deux caporaux blessés, tombés près des lignes ennemies. Tué glorieusement à l'attaque du 1er août 1918.

(Médaille militaire. Ordre n° 7929 D du G. Q. G., du 20 juin 1918.)

  • BOULLET (Édouard). — Sous un tir de barrage très violent, a traversé un village en feu pour porter l'ordre d'alerte à une compagnie de contre-attaque. A fait preuve du plus beau courage et d'une remarquable abnégation en accomplissant cette mission d'une importance capitale, en dépit des difficultés, avec le calme le plus absolu ; a retraversé le barrage avec le même sang-froid pour guider cette compagnie sur ses emplacements de combat. Une blessure et une citation.

(Ordre général n° 280, du 31 octobre 1918.)

  • MALANDIN (Fernand). — Soldat d'un courage remarquable, réalisant le type parfait du mitrailleur d'élite. Au cours du combat du 14 octobre 1918, étant chef de pièces, a dégagé lui-même sa mitrailleuse qui venait d'être enterrée par un obus de gros calibre ; quoique fortement commotionné, a pu exécuter immédiatement un tir qui a permis de repousser une forte contreattaque ennemie qui se déclenchait sur nos compagnies

 

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Date de dernière mise à jour : 14/02/2016