Eugène BELLENGER

Bellenger

BELLENGER Eugène Marie Joseph

  • né le 13/04/1888 à Pernois
  • Ouvrier d'Usine
  • fils de Joseph Evariste et de Lhorloge Maria Léopoldine

Signalement :

  1. Cheveux et sourcils : chatain foncé
  2. Yeux : noirs. Front : haut
  3. Nez : concave. Bouche : moyenne
  4. Menton : allongé. Visage : plat
  5. Taille : 1 m 66
  •  Décision du Conseil de Révision :
  1. Classé dans la 1ère partie de la liste en 1909
  • Détail des Services et Mutations diverses :
  1. Inscrit sous le N° 35 de la liste cantonale de Domart :
  2. Incorporé au 128ème Régiment d'Infanterie à compter du 6 octobre 1909
  3. Arrive au corps ledit jour N°M. 1005 et soldat de 2ème classe
  4. Envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1911
  5. Certificat de bonne conduite accordé
  6. Passe dans la Réserve de l'Armée active le 1er octobre 1911
  7. A été désigné pour bénéficier de l'allocation journalière comme soutien de famille (Décision du Conseil départemental de la Somme du 30 janvier 1913 N° du certificat 322)
  8. Rappelé à l'activité par décret de mobilisation générale du 1er août 1914
  9. Arrivé au Corps le 3 août 1914
  • Campagnes
  1. Contre l'Allemagne du 3 août 1914 au 7 avril 1915
  • Blessures, actions d'éclat
  1. Médailles militaires (JO du 15 novembre 1919) "Brave soldat. Mort pour la France au combat de Riaville le 7 avril 1915. A été cité"
  • Réserve : dans le 128ème Régiment d'Infanterie du 28 août au 19 septembre 1912
  • N° Matricule de recrutement : 159
  • Corps : 2ème Corps d’Armée-3ème Division d’Infanterie-5ème Brigade-128ème Régiment d'Infanterie
  •  

http://recherche.archives.somme.fr/ark:/58483/a0114031149033D6ReP

  • N° Matricule : 
  1. 0402 au Corps - Classe 1908
  2. 159 au Recrutement d'Abbeville

128ème Régiment d'Infanterie

  1. 159 au Recrutement d'Abbeville
  • Mort pour La France le 7 juillet 1915  à Riaville (Meuse) - Tué à l'ennemi

128ème Régiment d'Infanterie

En 1914 : casernement : Amiens, Abbeville

Il fait partie de la 5e brigade d’infanterie, 3e division d’infanterie, 2e corps d’armée

À la 3e D.I. d’août 1914 à nov. 1917 puis à la 41e D.I. jusqu’en nov. 1918.

Constitution en 1914 : 3 bataillons

4 citations à l’ordre de l’armée,

 la division, fourragère jaune 

  • 1914 Dun-sur-Meuse, Bréhéville puis Ardennes (août) : Montmédy, Meix-sur-Virton puis retraite : Buzancy, Fontenois, Charmont, Heiltz-le-Maurupt Bataille de la Marne (6–13 sept.) : Pargny, Maurupt, Montois, Sainte-Menehould, Vienne-la-Ville , Servon-Melzicourt Argonne (sept.-janv.15) : Servon, Binarville, Four-de-Paris
  • 1915 Champagne (fév.-mars) : Mesnil-lès-Hurlus, ravin des Cuisines, ferme de Beauséjour Woëvre (avril-mai) : Marchéville, les Eparges, tranchée de Calonne Champagne (sept.-oct.) : butte de Tahure puis Woëvre (nov.-déc.) : tranchée de Calonne

Amiens

 

 Le 1er août 1914 à 16 h 35 le 128ème RI stationné à Amiens (PP, EM et 2ème Bataillon) et à Abbeville (PC et 1er Bataillon) reçoit l’ordre de mobilisation suivant : « Mobilisation générale, le premier jour de la mobilisation le 2 août ».

Le Régiment quitte ses garnisons en trois échelons :

1er échelon : Etat-Major et 1er Bataillon s’embarque à Longueau à 7 h 45

2ème échelon : 3ème Bataillon part d’Abbeville à 7 h 50

3ème échelon : 2ème Bataillon quitte Longueau à 11 h 27.

Amiens

Août 1914

Le Régiment est transporté par voie ferrée jusqu’à Dun/Meuse.
Même point de concentration où il arrive dans la nuit du 5 au 6 août dans l’ordre suivant :
1er échelon le 5 août à 20 h 50 ;
2ème échelon le 5 août à 23 h 15 ;
3ème échelon le 5 août à 24 h.
Les éléments du Régiment aussitôt débarqués gagnent leurs cantonnements respectifs.
1er Bataillon : Lion devant Dun ;
Etat-Major et 2ème Bataillon : Dun/Meuse ;
3ème Bataillon : Milly
 

Dun meuse

Campagne en Belgique. 1914

Le 18 août 1914, le régiment quitte ses emplacements et gagne le Luxembourg belge en passant par Montmédy.

Les 22,23 et 24 août, le régiment reçoit le baptême du feu dans la région de Meix-devant-Virton.

Pertes : 1 officier, 66 hommes.

Montmedy virton 2

Retraite sur la Marne : Combat de Fontenois 1914

 

Le 25 août 1914, le régiment reçoit l'ordre de se replier.

Le 26 août, des unités du 128e sont aux avant-postes, gardant la rive gauche de la Meuse, dans la région de Sassey-sur-Meuse, La Neuville-sur-Meuse.

Le 28 août, dans l'après-midi, le régiment reçoit l'ordre de se replier en direction de Buzancy.

Le 31 août, les 2e et 3e bataillons font tête et, de 7 heures à midi, défendent avec acharnement les abords du village de Fontenois (sur la Carte  d'État-Major on lit Fontenoy)

 

Pertes du 31 août : 17 officiers, 379 hommes.

 

Du 1er au 5 septembre 1914, le régiment continue à battre en retraite en passant par Charmont, Heilz-leMaurupt.

 

Fontenois 2

Bataille de la Marne : Combats de Maurupt-le-Montois. 1914

Pargny 1

 
Du 6 au 11 septembre, le régiment livre des combats furieux à Pargny-sur-Saulx, à la ferme du Sorton, au Montois et principalement à Maurupt qui fut perdu et repris deux fois.
 
Pertes : 13 officiers, 462 hommes.
 

Poursuite. — Reprise de contact. 1914

 
La renarde 2Le 12 septembre 1914, les Allemands sont en pleine retraite. La poursuite est aussitôt organisée.
Le 14 septembre, le contact est repris au nord de Sainte-Menehould avec de fortes arrière-gardes allemandes. Vienne-la-Ville, la ferme de la Renarde, Vienne-le-Château sont pris d'assaut par le régiment.
Jusqu'au 23 septembre 1914, le régiment livre, à Servon et à Binarville, des combats sanglants pour briser la résistance de l'ennemi occupant des positions organisées.
 
Pertes : 19 officiers, 493 hommes.
 

Vienne le chateau 1

Binarville 1

Argonne : Bois de la Gruerie. 1914 – 1915

 
Puis le front se stabilise, le système de relèves s'organise. Le régiment, après un court séjour dans la région du Four-de-Paris, occupe le secteur du Bois de la Gruerie.
Les Allemands sont agressifs, ils attaquent avec des moyens puissants, mais le régiment tient bon et tous les efforts de l'ennemi sont brisés par nos furieuses contre-attaques.
Les 5 et 6 octobre, les 28, 29 et 30 octobre, les 7, 8, 9, 10, 11,12 et 13 novembre, les 18 et 19 novembre, les 2 et 31 décembre sont des journées restées célèbres par des combats durs et meurtriers livrés dans des bois inextricables.
 
Enfin, le 15 janvier 1915 , le régiment est relevé et mis au repos dans la région nord de Bar-le-Duc.
 
Pertes : 24 officiers, 1.604 hommes.
 

Servon 2

Première offensive de Champagne : Mesnil-lès-Hurlus, Beauséjour. 1915

Mesnil les hurlus 2

 
Le 19 février 1915, le régiment est dirigé sur le Front de Champagne.
Du 20 février au 12 mars, des assauts terribles sont exécutés par le régiment dans la région de Mesnil-lès-Hurlus et de la ferme Beauséjour.
 
Pertes : 12 officiers, 798 hommes.
 

Offensive de Woëvre : Marchéville. 1915

 
 
Le 1er avril 1915, le régiment quitte ses cantonnements et il est dirigé par voie de terre sur Manheulles.
Du 6 au 10 avril, les bataillons attaquent les lignes ennemies établies devant Marchéville, mais les réseaux de fils de fer sont trop épais et l'attaque échoue, malgré la vaillance déployée par le régiment.
 
Pertes : 4 officiers, 317 hommes.
 

Manheulles 1

Les Éparges. 1915

Les eparges

 
Du 24 avril au 2 mai, le régiment tient le secteur des Éparges et du ravin de Sonvaux. Il résiste victorieusement à toutes les contre-attaques de l'ennemi qui veut reprendre la position des Éparges.
 
Pertes : 10 officiers, 473 hommes.
 

Les Hauts-de-Meuse, la tranchée de Calonne, le Sonvaux. 1915

 
Du 9 mai au 22 juillet 1915, le régiment tient les lignes aux Éparges d'abord, où la lutte à la mine a commencé, puis sur les Hauts-de-Meuse.
Les 23 et 24 juin, le régiment attaque à l’est de la tranchée de Calonne ; il s'empare de la première ligne ennemie et résiste à toutes les contre-attaques. La 11e compagnie est citée à l'ordre de l'armée.
Les 17 et 18 juillet 1915, dans un élan superbe, le régiment reprend à l'ennemi la croupe sud du ravin de Sonvaux. Le régiment tout entier est alors cité à l'ordre de la 3e division.
 
Pertes : 15 officiers, 1.583 hommes.
 

Calonne

Dernière campagne jusqu'au 7 juillet 1915

30 juin 1915
Nuit et matinée calmes Dans l’après-midi l’artillerie ennemie bombarde nos positions. Un allemand qui s’est approché de nos lignes est fait prisonnier. Au soir les ordres suivants sont donnés :
• La 12ème passe en 2ème ligne. elle enverra un peloton dans les postes d’écoute et …
• La 10ème relévera la 2ème. La 9ème Cie relevera en 2ème ligne la  3ème cie, elle sera renforcée par une section territoriale
• La 11ème renforcé par un peloton de Chasseurs à cheval relevera en 1ère ligne la 4ème.
• La 1ère a été relevé par des chasseurs à pieds.
• La 1ère Bt passera ainsi en entier en réserve au PC de la Division.
• La 5ème tiendra le lieu-dit « Le Chapeau », c-a-d la partie la plus avancée de notre ligne.
• La 8ème relevée étayera en 2ème ligne sur la route de Mouilly-les-Eparges les territoriaux.
Dans la nuit du 30 les Chasseurs à cheval du Ravin de Sonvaux seront ainsi relevés par des Chasseurs à pieds.
Tous ces mouvements internes ont pour but d’amalgamer Chasseurs à cheval et Fantassins d’une part, de ne pas placer des territoriaux en 1ère ligne d’autre part, enfin de na pas laisser une position  confiée à des territoriaux seuls.
La relève de la 1ère et des chasseurs à cheval du Ravin de Sonvaux … notre secteur et nous permet de faire l’amalgame et prendre les dispositions prescrites par le commandement.
 
1er juillet 1915
Chaque jour se poursuivent les mouvements intérieurs comme dans la nuit. 10ème relève la 2ème, la 9ème relève la 3ème. Les mouvements prescrits la veille s’exécute. La 6ème remplacé par la 5ème se place à l’ouest du fer à cheval.
La relève des Chasseurs à cheval prévue pour la veille ne s’effectue que dans la nuit du 1er au 2.
L’ennemi continue à bombarder violemment nos positions.
 
2 juillet 1915
Les Chasseurs relevés renforcent la ligne dans la partie arrière des postes d’écoute : boyau 7.
La tranchée entreprise par le Génie raccordant le saillant ouest du chapeau à la ligne allemande conquise est terminée.
La 11ème et la 5ème l’occupent. 30 Chasseurs à cheval et ½ section d’infanterie libérée par des recoupements sont ramenés en 2ème ligne. Au matin il a été fait sur notre front un prisonnier du 154ème RI allemand.
 
3 juillet 1915
Le régiment a été relevé par le 272ème dans la nuit du 2 au 3. 6 Cies, 2 Btn et 10ème et 12ème Cies demeurent aux abris des Trois Jurés. Les six autres Cies et deux sections de mitrailleurs vont au repos au camp de la Béholle (Le Camp de La Béholle est situé à environ 18 km des Eparges)
Les deux autres sections de mitrailleurs restent en ligne.
 
 
4 juillet 1915
Le 2ème Btn et les 10ème et 12ème Cies reconnaissent la ligne de défense 2bis pour l’occuper au cas échéant. Cette ligne est inachevée et présente par endroit peu de solidité. Compte rendu en est fait au Commandant.
 
4 au 7 juillet 1915
Repos dans les conditions précitées. Les Cies des Trois Jurés reçoivent de loin en loin quelques obus. le 6, le Colonel remet devant le Régiment la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur
 
Après consultation du JMO de :
  • les pertes enregistrées entre le 22 juin et le 3 juillet  se dénombrent ainsi:
 
  • Officiers :
  1. tués : 2
  2. blessés :2
  3. disparus : 1
  • Sous/officiers : 
  1. tués : 7
  2. blessés : 36
  3. disparus : 5
  • Troupe :
  1. tués : 109
  2. blessés : 401
  3. disparus : 137
  • les pertes enregistrées entre le 10 juillet et le 21 juillet  se dénombrent ainsi:
  • Officiers :
  1. tués : 2
  2. blessés :5
  • Sous/officiers : 
  1. tués : 10
  2. blessés : 23
  3. disparus : 3
  • Troupe :
  1. tués : 69
  2. blessés : 404
  3. disparus : 33

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Date de dernière mise à jour : 01/01/2016