Joseph LANIER (1ère partie)

Lanier

Première partie

Ce premier parcours commence à partir de la Mobilisation générale d'aôut 1914 jusque l'hiver 1915- 1916 Les Hauts-de-Meuse

Le journal de marche de Joseph LANIER

Lanier Jean Joseph Nicolas Clauduis né le 17 décembre 1882( 16 heures) à Berteaucourt-les-Dames
  • fils de Lanier Jean-Louis, âgé de 34 ans et de Colmaire Félicie son épouse, âgée de 34 ans,
  • marié  à Pernois le 4 mai 1907 avec Marie Philomène Dhavernas.
  • Tisseur
 
• Classe 1902
  • N° Matricule au recrutement : 188
  • N° de Tirage dans le Canton de Domart : 99
  • Ajourné en 1903
  • Bon pour le service en 1904

Détail des Services et Mutations diverses

  1. Incorporé au 128ème Régiment d'Infanterie à compter du 16 septembre 1904
  2. Arrivé au dit Corps le même jour
  3. N° Matricule 6674
  4. Soldat de 2ème Classe
  5. Caporal le 24 septembre 1905
  6. En congé du 18 septembre 1906
  7. Certificat de bonne conduite : accordée
  8. Passé dans la Réserve de l'Armée active le 1er octobre 1906
  • Rappelé à l'activité par décret de Mobilisation générale du 1er Août 1914
  • Maintenu en sursis d'appel de 45 jours à la Mobilisation comme agent de police à Abbeville (avis du Général Commadant le 2ème Corps d'Armée en date du 12 juin 1912)
  • a obtenu un congé de convalescence de 2 mois
  • Arrive au Corps le 30 octobre 1914
  • Nommé Sergeant le 19 février 1915
  1. Période au 128ème du 29 août 23 septembre 1910
  2. Période au 128ème du 2 mai 18 mai 1911
  3. Passé dns l'armée territoriale le 1er octobre 1915
• Grade : Sergeant
• Corps : 128ème Régiment d’Infanterie – 11ème Compagnie
• Mort pour la France le 25 avril 1917 à Loivre (Marne)
• Tué à l’ennemi (Avis officiel 5169 A du 16 mai 1917)
• Transcription à Abbeville le 20 août 1919
 
Citations
  • Cité à l'ordre de la 5ème Brigade du 17 décembre 1916 : "Courageux et énergique, s'est brillament conduit à la contre-attaque le 11 novembre 1916
  • Gradé d'une belle bravoure et d'une grande autorité. Mort glorieusement pour la France le 25 avril 1917 à Loivre (Marne)

Décorations

  • Croix de Guerre avec étoile de bronze
  • Médaille militaire (JO du 21 septembre 1919)
  • Croix de Guerre avec étoile de vermeil
 
 
 
128ème Régiment d'Infanterie
En 1914 : casernement : Amiens, Abbeville
Il fait partie de la 5e brigade d’infanterie, 3e division d’infanterie, 2e corps d’armée
À la 3e D.I. d’août 1914 à nov. 1917 puis à la 41e D.I. jusqu’en nov. 1918.
Constitution en 1914 : 3 bataillons
 
 
 
4 citations à l’ordre de l’armée, une à la division, fourragère jaune 
  • 1914 Dun-sur-Meuse, Bréhéville puis Ardennes (août) : Montmédy, Meix-sur-Virton puis retraite : Buzancy, Fontenois, Charmont, Heiltz-le-Maurupt Bataille de la Marne (6–13 sept.) : Pargny, Maurupt, Montois, Sainte-Menehould, Vienne-la-Ville , Servon-Melzicourt Argonne (sept.-janv.15) : Servon, Binarville, Four-de-Paris
  • 1915 Champagne (fév.-mars) : Mesnil-lès-Hurlus, ravin des Cuisines, ferme de Beauséjour Woëvre (avril-mai) : Marchéville, les Eparges, tranchée de Calonne Champagne (sept.-oct.) : butte de Tahure puis Woëvre (nov.-déc.) : tranchée de Calonne
  • 1916 Woëvre (janv.-juin) : tranchée de Calonne puis bataille de la Somme (sept.-déc.) : Belloy-en-Santerre, tranchée de Sarville puis à l’est de Belloy-en-Santerre
  • 1917 offensive du Chemin des Dames (avril-mai) : Loivre, le Godat, Mont Spin une cinquantaine de soldats refusent de monter au front le 20 mai (Mutineries 1917, John Williams) Verdun (juil.) : cote 304 puis Saint-Mihiel (août) puis Verdun (août-nov.) : cote 304, ruisseau des Forges, cote 344
 
 
 Cet extrait du Journal de Marche du 1er Janvier 1917 au 31 décembre 1917 se termine le 24 avril 1917 , date présumée de la mort de Joseph LANIER
 

Ordre de Mobilisation - Départ des Garnisons

Amiens

Le 1er août 1914 à 16 h 35 le 128ème RI stationné à Amiens (PP, EM et 2ème Bataillon) et à Abbeville (PC et 1er Bataillon) reçoit l’ordre de mobilisation suivant : « Mobilisation générale, le premier jour de la mobilisation le 2 août ».
Le Régiment quitte ses garnisons en trois échelons :
1er échelon : Etat-Major et 1er Bataillon s’embarque à Longueau à 7 h 45
2ème échelon : 3ème Bataillon part d’Abbeville à 7 h 50
3ème échelon : 2ème Bataillon quitte Longueau à 11 h 27.
 

Amiens

Août 1914

Dun meuse

Le Régiment est transporté par voie ferrée jusqu’à Dun/Meuse.
Même point de concentration où il arrive dans la nuit du 5 au 6 août dans l’ordre suivant :
1er échelon le 5 août à 20 h 50 ;
2ème échelon le 5 août à 23 h 15 ;
3ème échelon le 5 août à 24 h.
Les éléments du Régiment aussitôt débarqués gagnent leurs cantonnements respectifs.
1er Bataillon : Lion devant Dun ;
Etat-Major et 2ème Bataillon : Dun/Meuse ;
3ème Bataillon : Milly
 

Campagne en Belgique. 1914

 
Le 18 août 1914, le régiment quitte ses emplacements et gagne le Luxembourg belge en passant par Montmédy.
Les 22,23 et 24 août, le régiment reçoit le baptême du feu dans la région de Meix-devant-Virton.
Pertes : 1 officier, 66 hommes.
 

Montmedy virton 1

Retraite sur la Marne : Combat de Fontenois 1914

Fontenois 2

 
Le 25 août 1914, le régiment reçoit l'ordre de se replier.
Le 26 août, des unités du 128e sont aux avant-postes, gardant la rive gauche de la Meuse, dans la région de Sassey-sur-Meuse, La Neuville-sur-Meuse.
Le 28 août, dans l'après-midi, le régiment reçoit l'ordre de se replier en direction de Buzancy.
Le 31 août, les 2e et 3e bataillons font tête et, de 7 heures à midi, défendent avec acharnement les abords du village de Fontenois (sur la Carte  d'État-Major on lit Fontenoy)
 
Pertes du 31 août : 17 officiers, 379 hommes.
 
Du 1er au 5 septembre 1914, le régiment continue à battre en retraite en passant par Charmont, Heilz-leMaurupt.
 

Bataille de la Marne : Combats de Maurupt-le-Montois. 1914

 
Du 6 au 11 septembre, le régiment livre des combats furieux à Pargny-sur-Saulx, à la ferme du Sorton, au Montois et principalement à Maurupt qui fut perdu et repris deux fois.
 
Pertes : 13 officiers, 462 hommes.
 

Pargny 1

Poursuite. — Reprise de contact. 1914

La renarde

Vienne le chateau

Binarville

Le 12 septembre 1914, les Allemands sont en pleine retraite. La poursuite est aussitôt organisée.
Le 14 septembre, le contact est repris au nord de Sainte-Menehould avec de fortes arrière-gardes allemandes. Vienne-la-Ville, la ferme de la Renarde, Vienne-le-Château sont pris d'assaut par le régiment.
Jusqu'au 23 septembre 1914, le régiment livre, à Servon et à Binarville, des combats sanglants pour briser la résistance de l'ennemi occupant des positions organisées.
 
Pertes : 19 officiers, 493 hommes.

Argonne : Bois de la Gruerie. 1914 - 1915

 
Puis le front se stabilise, le système de relèves s'organise. Le régiment, après un court séjour dans la région du Four-de-Paris, occupe le secteur du bois de la Gruerie.
Les Allemands sont agressifs, ils attaquent avec des moyens puissants, mais le régiment tient bon et tous les efforts de l'ennemi sont brisés par nos furieuses contre-attaques.
Les 5 et 6 octobre, les 28, 29 et 30 octobre, les 7, 8, 9, 10, 11,12 et 13 novembre, les 18 et 19 novembre, les 2 et 31 décembre sont des journées restées célèbres par des combats durs et meurtriers livrés dans des bois inextricables.
 
Enfin, le 15 janvier 1915 , le régiment est relevé et mis au repos dans la région nord de Bar-le-Duc.
 
Pertes : 24 officiers, 1.604 hommes.
 

Servon

Première offensive de Champagne : Mesnil-lès-Hurlus, Beauséjour. 1915

Mesnil les hurlus

Première offensive de Champagne : Mesnil-lès-Hurlus, Beauséjour.
Le 19 février 1915, le régiment est dirigé sur le front de Champagne.
Du 20 février au 12 mars, des assauts terribles sont exécutés par le régiment dans la région de Mesnil-lès-Hurlus et de la ferme Beauséjour.
 
Pertes : 12 officiers, 798 hommes.
 
Puis, le régiment est mis de nouveau au repos dans la région sud-ouest de Sainte-Menehould.
 

Offensive de Woëvre : Marchéville. 1915

 
Le 1er avril 1915, le régiment quitte ses cantonnements et il est dirigé par voie de terre sur Manheulles.
Du 6 au 10 avril, les bataillons attaquent les lignes ennemies établies devant Marchéville, mais les réseaux de fils de fer sont trop épais et l'attaque échoue, malgré la vaillance déployée par le régiment.
 
Pertes : 4 officiers, 317 hommes.
 
 

Manheulles

Les Éparges. 1915

Les eparges

 
Du 24 avril au 2 mai, le régiment tient le secteur des Éparges et du ravin de Sonvaux. Il résiste victorieusement à toutes les contre-attaques de l'ennemi qui veut reprendre la position des Éparges.
 
Pertes : 10 officiers, 473 hommes.
 

Les Hauts-de-Meuse, la tranchée de Calonne, le Sonvaux. 1915

 
Du 9 mai au 22 juillet 1915, le régiment tient les lignes aux Éparges d'abord, où la lutte à la mine a commencé, puis sur les Hauts-de-Meuse.
Les 23 et 24 juin, le régiment attaque à l’est de la tranchée de Calonne ; il s'empare de la première ligne ennemie et résiste à toutes les contre-attaques. La 11e compagnie est citée à l'ordre de l'armée.
Les 17 et 18 juillet 1915, dans un élan superbe, le régiment reprend à l'ennemi la croupe sud du ravin de Sonvaux. Le régiment tout entier est alors cité à l'ordre de la 3e division.
 
Pertes : 15 officiers, 1.583 hommes.
 

Calonne

Vaux-lès-Palameix, bois Bouchot. 1915

 
Le régiment va ensuite au repos et occupe un secteur calme dans la région de Vaux-lès-Palameix - bois Bouchot jusqu'au 25 septembre.
 
 

Deuxième offensive de Champagne : Tahure.

 
Le régiment quitte la région de Verdun le 25 septembre 1915 pour aller en Champagne. Le 6 octobre 1915, dans un élan resté légendaire, il enlève à lui seul la butte et le village de Tahure. Le régiment quitte la Champagne le 22 octobre après avoir résisté victorieusement à toutes les contre- attaques de l'ennemi.
Pour ce beau fait d'armes, le régiment est cité à l'ordre de l'armée.
 
Pertes : 26 officiers, 871 hommes.
 
 

Hiver 1915 -1916. — Les Hauts-de-Meuse.

 
Après un repos d'un mois, le régiment va de nouveau tenir le secteur des Hauts-de-Meuse. Il reste dans cette région jusqu'au 25 juin 1916.
 
Pertes : 6 officiers, 287 hommes.
 
 

Pertes de l'année 1917

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Date de dernière mise à jour : 10/06/2016